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Metal Universe

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Live-reports - chroniques - interviews

Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #bonus, #T.A.N.K, #concert
T.A.N.K

T.A.N.K

    Le lendemain du concert de Dagoba à Savigny, j'ai décidé de suivre un de mes amis à la dernière minute afin d'aller voir T.A.N.K à Igny. Soirée quasiment improvisée et en plus à moins de vingt minutes de chez moi.

Le concert se déroule donc à Igny (91) dans la MJC Jean Vilar, et quoi de mieux qu'une affiche métallique pour ouvrir la saison ? 

C'est The Unskilled Dudes qui ouvrent le bal. The Unskilled Dudes est un (très) jeune groupe de la région créé en 2015. Ils joueront leurs trois uniques morceaux (pour le moment) devant une salle composée au 3/4 de leurs camarades de classe (ils sont encore au lycée), et je dois avouer que ce n'est pas vraiment mon genre... Mais cela ne veut pas dire que leur prestation était à chier, au contraire ! Le groupe arrive à être synchro et enchaîne les morceaux sans trop de difficulté.

Il faudrait juste qu'ils soient plus mobiles et moins statiques (stress ?) et qu'ils trouvent une identité musicale. Franchement, on dirait presque du Noir Désir avec du chant guttural. Mais bon, ils débutent, nous pouvons donc les pardonner de chercher leur style encore un peu. Mention spéciale au growl du chanteur que je trouve de bonne facture avec son grain ténébreux. Bonne chance pour la suite, persévérez et ne lâchez rien !

Après les juniors, place maintenant aux seniors avec Strong Plane. Nan je déconne, peut-être pas senior non plus mais disons que les membres de Strong Plane ont plus de deux fois l'âge des Unskilled Dudes ; un choc des générations qui montre bien que le Metal, ça n'a pas d'âge (ça me ferait un bon slogan de pub, tiens) ! Malheureusement, on dirait que mes oreilles ne sont pas gâtées par les premières parties ce soir : leur musique oscille gentiment entre hard rock, heavy et thrash old-school, tout ce que j'aime quoi, lel.

Les morceaux se ressemblent presque tous (à deux exceptions), à tel point qu'on a l'impression d'entendre un "Metallica 2.0". Rassurez-vous, tout n'est pas à jeter : les quelques rares parties de double pédale ramènent un peu de sourire, et la voix a tout de même quelque chose de James Hetfield. Ce n'est clairement pas ma tasse de thé (enfin mon verre de bière, en l'occurrence), désolé. Après tout, tous les goûts sont dans la nature, n'est-ce pas ?

Pour être honnête, à la vue du public "calme" des deux groupes précédents (très jeunes avec les copines des membres du groupe, ou à l'inverse la quarantaine passée avec les femmes des musiciens), j'ai vraiment eu peur concernant l'ambiance envisagée pendant le set de T.A.N.K... mon Dieu que j'ai eu tort ! 

Dés les premières notes de "Disturbia", la salle est blindée et les pogos commencent doucement à prendre forme. Pour rappel, le groupe avait déjà joué dans cette même MJC il y a maintenant deux ans. Avec leur bonne humeur et leur professionnalisme, les Think of A New Kind ont clairement retourné la salle, je ne dis pas ça parce que le sol était glissant. A l'instar du bassiste Oliv, les guitaristes Nils et Quentin descendent se mêler au pit en shredant, tels des guitar heroes en furie. D'ailleurs Quentin est clairement bien intégré et à l'aise au sein de la formation.

Après le traditionnel wall of death à la fin de "Beautiful Agony", le public est toujours chaud et en redemande. Ainsi, après le rappel "The Raven's Cry", une impro de "Beat It" de Michael Jackson il me semble avoir aperçu le chanteur Raf en plein moonwalk entre deux screams), le groupe décidera de rejouer "Disturbia". Durant cette réinterprétation, le batteur Clément en profitera pour rajouter d'impressionnants blasts beats, rendant le morceau encore plus death metal qu'il ne l'était déjà ! 

Franchement, je ne m'attendais pas à revoir les T.A.N.K de si tôt, mais quoi qu'il en soit, c'est toujours un plaisir de revenir headbanguer sur des morceaux que j'écoute depuis cinq ans ou des plus récents. Un putain de show. D'ailleurs mon pote qui m'accompagnait voulait les voir depuis longtemps, eh bien il n'a pas été déçu du voyage ! 

Le groupe sera en concert ce samedi 3 décembre au Gibus (avec Sound of Memories, Daturha et Dead Cowboy's Sluts) pour son dernier concert de 2016 avec Nicolas Alberny de Gorod à la deuxième guitare. Autre information "croustillante", le guitariste Nils Courbaron a d'ores et déjà commencer à enregistrer quelques parties de guitares (forcément) pour de prochaines démos ; un nouvel (et quatrième) album pour 2017 ? We'll see...

La coordination capillaire !

La coordination capillaire !

BONUS #2 > T.A.N.K + The Unskilled Dudes + Strong Plane @ Igny, 19/11/2016
BONUS #2 > T.A.N.K + The Unskilled Dudes + Strong Plane @ Igny, 19/11/2016
BONUS #2 > T.A.N.K + The Unskilled Dudes + Strong Plane @ Igny, 19/11/2016

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Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #dagba, #concert
Dagoba + Our Theory @ Savigny-le-Temple, 18/11/2016

Le vendredi 18 novembre dernier se déroulait une nouvelle affiche aux sonorités métalliques à Savigny-le-Temple. Après T.A.N.K le mois dernier, c'est au tour de Dagoba de venir enflammer l'Empreinte.

La soirée débute avec Our Theory. Our Theory est un groupe de post-hardcore originaire de Paris. Fondé en 2011, il comporte cinq membres et possède à son actif un premier album (Collapse) ainsi qu'un EP (Renaissance) sorti l'année dernière. Musicalement qualifié de "post-hardcore", le quintette n'hésite cependant pas à incorporer de gros breakdowns ("Mirror") ainsi que des samples électroniques qui font plaisir à entendre ("Girl") !

  Les compos ont tout de même tendance à se ressembler à certains moments et je dois avouer que les parties de chant clair du deuxième guitariste deviennent lassantes au bout d'un moment.. rassurez-vous, le rendu est tout de même mieux que Dream On Dreamer (cf report du concert de Breakdown of Sanity) ! D'après les dires du chanteur (dont la voix me rappelle celle de Chris Cerulli de Motionless in White), il s'agit là du tout dernier live de Our Theory. Les mecs ont donné leur tripes afin de faire le meilleur dernier concert possible et ça, c'est beau, bravo à eux.

Changement de décors avec Dagoba. On ne présente plus ce titanesque groupe de Metal marseillais connu à l'international, qui a récemment changé radicalement son line-up. Dés les premières notes de "Eclipsed", mes oreilles ont déjà l'impression de jouir. Sérieusement, Dagoba fait partie de ces groupes que je pourrais voir et revoir sans me lasser (c'est la quatrième fois que j'ai la chance d'assister à un de leur show). Côté setlist, elle me semble bien définie, regroupant des morceaux plus anciens ("The White Guy and the Black Ceremony", "The Man You're Not", "Black Smokers", "The Thing Within"...) et des plus récents ("I, Reptile", toujours aussi lourd en live, "When Winter", "The Great Wonder"...).

La dernière fois que je les ai vus remonte au Motcultor 2014, je n'avais donc pas eu l'occasion d'entendre des extraits de leur dernier album Tales of the Black Dawn en concert. C'est désormais chose faite puisque le groupe jouera "Eclipsed", "Born Twice" ainsi que "The Sunset Curse" où Shawter lâchera un growl interminable au début de la chanson. Je trouve ce dernier plus proche de son public qu'avant, avec ses "ça va les copains? ", ou plutôt "ça va les copainnggs ?" avec son accent marseillais ; il ira même jusqu'à se poser pour "boire un coup" et de donner des bières aux premiers rangs !  

J'ai également pu voir le nouveau line-up : même si c'est difficile de passer après un Franky Costanza, Dagoba a trouvé un nouvel appuie massif en la personne de Nicolas "Bastos". Je connaissais déjà ses prouesses avec Deep in Hate et en remplacement pour T.A.N.K, c'est vraiment un excellent batteur (et en plus il a mon prénom). Le nouveau guitariste se nomme Jean-Laurent Ducroiset (que je connais par son groupe XY) est en parfaite synchronisation avec Wherter (basse), il faudra juste qu'on m'explique ce qu'il branle avec une sept cordes, mais passons. 

En bref, un dernier live de Our Theory sympathique (je leur souhaite une bonne continuation) et encore une performance de haut niveau de Dagoba. Même si j'aurai voulu entendre "It's Not About Time", les mecs font le taffe, délivrant un set à la hauteur de leur réputation.

 

Our Theory

Our Theory

Dagoba + Our Theory @ Savigny-le-Temple, 18/11/2016
Dagba

Dagba

Dagoba + Our Theory @ Savigny-le-Temple, 18/11/2016
Dagoba + Our Theory @ Savigny-le-Temple, 18/11/2016
Dagoba + Our Theory @ Savigny-le-Temple, 18/11/2016
Dagoba + Our Theory @ Savigny-le-Temple, 18/11/2016
La belle bande !

La belle bande !

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Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #interview, #coma cluster void
Interview avec Coma Cluster Void

  Il y a quelques mois, j'ai été contacté par Mind Eraser PR sur ma page Facebook. Mind Eraser est une firme assurant la promotion d'albums de Metal, plus précisément le technical et le progressif. C'est ainsi qu'Austin Weber (un membre de la firme) m'a envoyé une demande d'interview concernant un de leur client du moment : un groupe de death metal dissonant nommé Coma Cluster Void.

C'est donc très enthousiaste que j'ai accepté de faire l'interview, d'autant plus que c'est la première fois que je questionne un groupe étranger ! Voici donc mon entretien (en anglais dans le texte, facile à comprendre) avec Coma Cluster Void

 

-Can you briefly present the band ?

Chris: We're an international band with members from Germany, USA, and Canada. The members are Mike DiSalvo (Ex-Cryptopsy, Akurion) and Austin Taylor (Dimensionless) on vocals, myself (Thoren) on the Drums, Sylvia Hinz (XelmYa) on Bass and John Strieder on Guitars.

 

-Your music is kind of weird, how would you describe your genre ?

John: For us, our music is the most normal thing in the world. We are writing our own favourite music ;) Coma Cluster Void is rooted in Old School Death Metal, but we use elements of lots of other genres, like Math, Thrash, Doom, Grind, even Power Metal, and fuse it into our own language. Someone wrote, we transcend the genre of metal ...

Sylvia: We didn't start the band to sound like someone else, that's for sure ;)

 

-I heard you're using a Agile 10 string guitar, in which tuning are you ?

John: For Coma Cluster Void (and predecessor projects) I use something fans have called "dissonant tuning“. This enables me to write in my Style for the instrument, instead of against the instrument. The tuning is as follows: C F# G E F B C G# C# D.

 

-What do you think of the actual trend of modern/progressive/djent bands using more and more strings ? Do you think a lower tune makes you sound heavier ?

John: Well, certainly a good thing for my wallet, since that trend made is easy to find a company building an affordable 10-string for my needs ;)

Sylvia: We are not really interested in trends. The moment when something becomes a trend, it has already passed its zenith.

John: Crowbar tune in B standard since 1988, and it's as heavy as it gets. But playing almost an octave lower, gives another timbre, it has a rawer, bleaker vibe which I love.

 

-Are you going to play in France, one day ?

Sylvia: There are no plans for a CCV tour yet, but XelmYa might come your way sooner or later ;)

Merci au groupe pour sa rapidité et à Austin Weber.

Pour écouter l'album Mind Cemeteries, c'est ici

Interview avec Coma Cluster Void
Interview avec Coma Cluster Void

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