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Metal Universe

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Live-reports - chroniques - interviews

Articles avec #gargantua catégorie

Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #chronique, #gargantua

Après de nombreux mois d’absence, me revoilà du fin fond des ténèbres afin de vous faire part , de nouveau de mes chroniques ! Et à l’approche de la rentrée, je vous propose une double chronique de deux productions (forcément) made in France. Je ne sais pas si je ferais ce genre de format à l’avenir mais j’avais envie d’essayer, et je trouve que ça me permet d’aller davantage à l’essentiel de mes analyses.

Commençons par Gargantua. Si vous avez bonne mémoire, ce nom ne vous est pas inconnu. En effet j’avais déjà parlé du géant à six têtes dans un live-report en février dernier. A la vue de leur incroyable prestation, j’avais déjà souligné cette capacité à passer d’un genre à un autre au sein d’un même morceau. Cette idée est bien présente dans l’album. Même si le changement est toujours risqué, l’originalité ne fait pas de mal et cet Avant-Propos l’a très bien compris.

Tantôt entraînant et posé, Gargantua passe à un Metal beaucoup plus technique et violent : toutes les parties au synthé dans “Threshold of Death Part 2 : Inherent” sont juste incroyables et donnent clairement une ambiance de folie; tandis que les blastbeats et les sortes de breaks dans “Ne Mot Dire” satisferont les headbangers. Bon boulot, les gars. Rabelais serait fière de vous ! 8,5/10

On change un peu beaucoup de style avec les Bloody Alchemy. Bloody Alchemy est un groupe de death metal originaire de Gif-sur-Yvette, Chartres et Rambouillet (encore du death qui vient de Ramboubou, ça devient une habitude). En février dernier, ils sortent leur tout premier EP, intitule Insanity Chaos. Dès le début de “Control”, on serait tenté de le comparer au célèbre “Nothing Left” de As I Lay Dying; mais là, nous avons à faire à un contenu death metal avec des éléments thrash (le début de “A World in Agony”.

Le mélange n’a peut être rien d’original, mais il est clairement sympathique à entendre, ça manque un peu de blast beats et de solos à mon gout. Et même si je ne suis pas fan de leur tonalité, “Insanity Chaos” reste tout de même du bon death metal ! De plus, j’ai ouï dire que les quatre membres de Bloody Alchemy sont assez jeunes (encore plus que moi, c’est vous dire!); alors déjà que se lancer dans la musque n’a jamais été une chose aisée, ça doit l’être encore plus quand on a entre 15 et 17 piges, alors bravo à vous, car sortir un EP de cette qualité là à votre âge, c’est assez rare pour être souligné. Bonne continuation, 8/10

Double chronique : “Avant – Propos” de Gargantua / “Insanity Chaos” de Bloody Alchemy
Gargantua

Gargantua

Double chronique : “Avant – Propos” de Gargantua / “Insanity Chaos” de Bloody Alchemy
Bloody Alchemy

Bloody Alchemy

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Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #praetoria, #as we get it, #gargantua, #limours, #concert
Gargantua

Gargantua

Le samedi 6 février dernier se tenait un concert aux sonorités death metal à Limours. Toujours dans la familière MJC Le Studio, ce (premier) concert de l'année (en soutien à la MJC de Chilly Mazarin) comptait à son bord trois formations : Gargantua, As We Get It et Praetoria.

C'est dans une salle fort bien remplie que Gargantua a l'honneur de commencer la soirée. En plus d'avoir un nom qui me rappelle mon année de première, Gargantua est une formation francilienne comprenant six musiciens à ses rangs : un chanteur, deux guitaristes (dont une shredeuse), un bassiste, un batteur (ou une machine de guerre ultra rapide) ainsi qu'un claviériste qui chante également avec son accordéon. Musicalement, Gargantua est tout simplement indescriptible... en effet, il est possible de passer d'un style à un autre durant un même morceau, comme par exemple l'excellent "Threshold of Death Part 1 : Gutters".

Extrait de leur premier EP Avant Propos, ce titre résume assez bien l'esprit du groupe : une base de metal extrême, des passages progressifs, des rythmes thrash, des moments deathcore, style Make Them Suffer, voire des touches un peu "jazzy". Certes, cela peut paraître étrange ou risqué de mélanger les styles comme ça, mais Gargantua le fait avec panache et c'est ce qui fait leur force. Mon coup de coeur de la soirée, clairement.

C'est au tour de As We Get It d'enflammer le Studio. Si le premier groupe porte le nom d'une oeuvre de François Rabelais, As We Get It n'est autre que le nom d'une célèbre marque de whisky écossais. Originaire de Paris (ou d'une planète étonnamment semblable à la nôtre" si on s'en tient à leur originale biographie sur Facebook), le groupe est composé de cinq furieux en combinaisons rayées, blanches et noires, style les Daltons (le chanteur lui est habillé en barman).

Mais sur scène, c'est on ne peut plus sérieux et violent que les Daltons. Car As We Get It officie dans un gros death metal. Celui-ci a le mérite d'être tantôt brute, tantôt mélodique et tantôt moderne, tantôt old-school. Et le public y est très réceptif; on ne compte plus les chevelures qui headbanguent dans tous les sens aux rythmes des morceaux comme le sympathique "Inhale The Streams". C'est bel et bien dans ces moments là que je me dis que mes cheveux longs me manquent...

Dernier groupe de la soirée, Praetoria monte sur la scène du Studio. Praetoria est un groupe formé à Paris en 2009. J'ai déjà eu la chance de les voir dans cette même salle, il y a maintenant trois ans aux côtés d'Atlantis Chronicles et Deep In Hate. Et même si ça remonte à trois ans, je me souviens que c'était un beau bordel... Mais rassurez-vous, les Praetoriens n'ont rien perdu de leur hargne ! En effet, sur scène, les cinq musiciens se donnent à fond : ça jump, ça headbang, ça transpire et le public adore !

Fières de leur album Mirror of Modernity sorti en octobre dernier (dont vous retrouverez bientôt une chronique dans ces colonnes ;)), le groupe nous interprétera exclusivement des extraits de ce dernier, comme "The passenger", "Unbreakable" ou encore l'intéressant "This World Immersed", qui ressemble beaucoup à du Born of Osiris. Et je dois bien avouer que, n'étant pas du tout fan de leur tonalité (chieur guitaristique, le retour), j'ai carrément bien aimé les prestations. De plus, je constate une nette "progression" depuis leur dernier passage à Limours; ils sont en effet plus "pros" et plus "carrés". J'avoue quand même préférer les titres plus extrêmes de leur premier EP The New Reign (2011).

Encore un plateau de choix proposé par la MJC Le Studio. Même si les trois groupes se ressemblent un peu dans leurs sonorités, chacun y tire son épingle du jeu en ayant "leur" touche personnelle : une véritable partouze métallique en compagnie de Gargantua (je suis toujours raffiné dans mes propos, haha), un death metal aux multiples facettes de la part de As We Get It, ainsi qu'une prestation béton de Praetoria.

Merci à Stéphane Poirier pour ses photos des groupes...et bonne Saint Valentin à tous !

Gargantua + As We Get It + Praetoria, 6 février 2016 @ Limours
La chenille humaine pendant As We Get It

La chenille humaine pendant As We Get It

Gargantua + As We Get It + Praetoria, 6 février 2016 @ Limours
Praetoria

Praetoria

Gargantua + As We Get It + Praetoria, 6 février 2016 @ Limours
Avec Raf de T.A.N.K venu en spectateur !

Avec Raf de T.A.N.K venu en spectateur !

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