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Metal Universe

Metal Universe

Live-reports - chroniques - interviews

Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #mennecy metal fest, #concert, #festival

Les 20, 21 et 22 septembre dernier se déroulait le Mennecy Metal Festival. Comme son nom l’indique, ce jeune festival Essonnien se déroule dans le Parc de Villeroy de la commune. L’idée est venue de Jean-Philippe Dugoin, maire UDI de Mennecy et fan de Metal depuis son adolescence. Le projet du festival ne date pas d’hier. En effet, une première édition, le Mennecy Metal Park avait déjà eu lieu l’année précédente avec, entre autres, Vulcain et Dirty Window. Mais cette année, le maire met la barre encore plus haute en proposant un festival se déroulant non pas sur une seule, mais bien trois journées et en plein air avec des têtes d’affiches de renommée internationale. Retour sur trois jours qui resteront gravés dans ma mémoire à tout jamais.

Vendredi

Nous sommes arrivés à Mennecy vers vingt heures et quart. Annoncé à vingt heures sur le running order du site, K.A est le premier groupe que nous souhaitons voir. Malheureusement, les horaires affichés sur le site ne sont pas les bons et sont décalés d’environ une demie heure. Du coup, nous n’avons même pas pu entendre les dernières notes de K.A.

Après avoir été récupéré mon pass presse et mon bracelet à l’accueil, je suis escorté par un membre du staff jusqu’aux backstages. Après une petite visite guidée du propriétaire, je me retrouve directement devant la scène, juste derrière les fameuses barrières. Alors, elle n’est pas belle la vie ?

Sur scène, c’est Loudblast qui prend les commandes. Formé il y a maintenant plus de vingt cinq ans (et oui, déjà), les Lillois font partis des maîtres et pionniers incontestés de la scène Death/Thrash Metal française. Mais après toutes ces années de labeur, Loudblast est toujours au top sur scène. Les ayant déjà vus lors de la première édition du Foud’Rock Festival il y a deux ans, je savais à quoi m’attendre. Le groupe nous offrira une setlist reprenant les titres mythiques de leur discographie, à l’image du monstrueux "No Tears to Share" ou de "Taste Me". La fin du show sera marquée par un featuring particulièrement énorme en compagnie de H Ram (illustre chanteur de K.A) sur "Emptiness Crushes my Soul".

Dernier groupe de cette première soirée, Moonspell investit le Parc de Villeroy. Leader de la scène Metal Portugaise, le style musical de Moonspell est assez difficile à définir. En effet, leur musique est une sorte de mélange de Gothic/Death/Black, le tout saupoudré d’une petite touche avangardiste. Fernando Ribeiro, caché derrière son sublime masque romain est très content d’être en France et tape la discute entre les morceaux avec son accent portugais. "Nous sommes Moonspell du Portugal. La prochaine chanson est pour vous, this is Finisterra !". Pendant plus d’une heure, le groupe jouera des titres comme "Opium", le magnifique "Awake" ainsi que "Alma Mater". Une bonne surprise.

Samedi

Après une assez courte nuit, nous repartons vers Mennecy. Première constatation : la météo est très clémente avec nous pour ce deuxième jour de festival. Une journée très ensoleillée sans la moindre goutte d’eau. Bref, les conditions optimales pour un festival en plein air.

A notre arrivée, c’est Song My qui joue. J’ai déjà eu la chance de les voir accompagnés de T.A.N.K à Viry-Châtillon il y a maintenant deux ans , et je dois dire que le show n’était pas mal du tout. Pour l’anecdote, Song My est le tout premier groupe qui m’ait contacté, pour que je chronique leur CD. Le set sera assez centré sur Whispers Of Truth, dernière production en date du groupe, à l’image des morceaux "Awakening" ou "Edge of Despair". Je le redis, ce n’est pas ce que j’ai l’habitude d’écouter, mais leur musique est franchement pas mal et c’était sympa de les revoir.

La famine nous gagne, il est temps d’aller chercher à manger. C’est allongé sur l’herbe avec un délicieux hot-dog et des frites dans les mains que nous assistons aux prestations de BlackSygn et Over Hate. Le premier reprend des classiques du Heavy Metal avec une grande maîtrise. Au programme , "Enter Sandman", "Seek and Destroy", "Master of Pupetts ", “The Ace of Spades”, “Breaking The Law”, “Electric Eye” et j’en passe. Le second fait du Metal influence par la scène Hardcore des années 90. Rien de bien original mais ça passe !

Unscarred monte à son tour sur les planches. J’avais entendu bon nombre de choses positives quant à la qualité scénique des Thrashers Parisiens… et bien je n’ai pas été déçu ! Le set commence par "100 Lashes" et "Tsar", deux morceaux qui te font bouffer du Thrash dès le premier quart d’heure ! Depuis le début du festival, il n’y avait point eu de pogo, pas même un circle pit. Mais quand Nelly, nouvelle chanteuse Iranienne du groupe déclare, "Can you make a wall of death for me ?", la foule s’exécute ! Le charisme de la jeune « frontwoman » pourrait contrôler le plus virile des Métalleux. Une femme aussi belle, on lui accorderait tout !... Mais je m’égare !!!! Il faut dire que sa voix est extrêmement proche de celle d’un certain Rob Halford. Le groupe terminera son show par l’énorme "Fake Democracy" et "Puppet’s Territory". Un groupe à suivre !

Changement radical de style et d’ambiance avec les Rise Of The Northstar. En effet, après la claque Thrash, voici la claque Hardcore ! Alors, comme vous le savez peut-être, je ne suis pas un grand fan de Hardcore. Première remarque, Rise Of The Northstar accumule tous mais TOUS les stéréotypes possibles du genre : les breakdowns interminables, les casquettes, la manière de se fringuer, les parties Hip-hop etc… En revanche, ce que j’adore chez ces mecs, c’est qu’ils savent qu’ils font une musique bourrée de clichés mais ils le font d’une manière très professionnelle. Après, peu importe que le Hardcore soit ton kiff ou pas, tu es obligé de suivre la meute en te mettant à headbanguer et à « jumper ». Franchement, c’était une bonne découverte.

Place maintenant à The Milton Incident. Si je devais décrire la musique du groupe d’après mes souvenirs… je dirais que si un jour (je dis bien si !) Stone Sour éprouve l’envie soudaine de se reconvertir dans le Hardcore, le résultat devrait ressembler à The Milton Incident. Sérieusement, le groupe présente une musique novatrice et alternative avec de bons riffs Metal avec un petit côté Hardcore. Je ne connaissais pas, et je dois dire que j’ai bien accroché.

Première tête d’affiche de la soirée, c’est au tour de Mass Hysteria de monter sur scène. Ça faisait un bail que je voulais voir ce que ces cinq mecs avaient dans les tripes ! Le groupe met en avant des morceaux de L’Armée Des Ombres, leur dernier disque sorti l’année dernière. Mais de nombreux titres de Failles (2009) seront joués, comme le mythique "World on Fire", "Failles", "L’Archipel des Pensées" et "Le Magnétisme des Sentiments". Un pur moment nostalgique pour votre serviteur car j’ai énormément écouté cet album quand j’étais au collège (à tel point que je connaissais presque toutes les paroles par cœur…).

Malheureusement, Yann Heurtaux n’est pas au top de sa forme. En effet, le guitariste musclor du combo s’est déchiré un muscle à la jambe. Ce qui ne l’empêche pas, bien au contraire, de profiter de son instrument à fond. Cette bonne performance sera , malheureusement mitigée par les paroles beaucoup trop engagées du chanteur… En effet, entre les morceaux Mouss Kelai nous fait part de ses engagements politiques et de ses opinions sur le monde. Cet homme a le droit de penser ce qu’il veut, ce n’est pas le problème. Mais il n’a pas à nous les faire partager ! C’est pas à un concert que tu déclares ce que tu penses de Hollande ou d’ Obama. Pour en revenir au show, le groupe se verra accompagné par Stéphane Buriez (chanteur de Loudblast) sur le traditionnel "Furia". Un feat totalement improvisé mais très réussi ! Bref, une présta sympathique mais des discours trop personnels.

Kreator terminera en beauté cette deuxième soirée de festival. Très certainement le groupe ayant eu le plus d’audience du festival, Kreator est certainement le plus grand groupe de Thrash Metal Allemand de toute l’histoire, leader incontestable du « DSK » allemand (Destruction, Sodom, Kreator). Et non je n’exprime pas mes idéologies politiques ! Sérieusement, les avoir vus à seulement une quarantaine de minutes de mon domicile, c’est un véritable privilège. De plus, leur set est une véritable mine d’or (ou de Metal brut en l’occurrence). Un best-of live reprenant les classiques ("Pleasure to Kill", “Ennemy of God”) ainsi que des titres plus récents qui font leur effet (“Phantom Antichrist”, “Death to the World”, "United in Hate"). Mille Petrozza et sa bande termineront leur set par un "Flag of Hate" qui restera dans les annales. Un groupe majeur que je suis très heureux d’avoir vu au moins une foi.

Dimanche

Et oui, toutes les bonnes choses ont une fin ! Hélas, c’est déjà le dernier jour. Après avoir avalé un peu de nourriture en moins de deux, c’est reparti pour Mennecy (ça rime lol) !

Nous sommes arrivés pile à l’heure pour le début de T.A.N.K (Think Of A New Kind), peu avant quinze heures trente. En effet, il était pour moi inconcevable, surtout après avoir loupé K.A, de manquer la performance de mon groupe français préféré ! Les lumières s’éteignent, le groupe fait son entrée. La pression monte ! Le show commence avec "The Raven’s Cry", et "Inhaled", deux extraits du dernier album, Spasms Of Upheaval. S’ensuit le génialissime "T.A.N.K 09", l’hymne du combo Francilien. Vient ensuite "Beautiful Agony", où l’on verra Raf, le chanteur, slamer sur les premiers rangs, ainsi q’un gigantesque wall of death qui fera voler la poussière du parc !

Avant dernier titre, "Unleash the Craving" sera le théâtre d’un circle pit ultra violent et d’un déchirement intensif de nuques ! T.A.N.K terminera son set par "Brother in Arms", morceau culte du groupe, où je me suis littéralement arraché les cordes vocales ! Quasiment aucun reproche n’est à faire, mis à part quelques petits problèmes de son et la durée trop courte du show. Mais la qualité et la présence du groupe peut bien rattraper cela !

Il est maintenant plus de dix sept heures, c’est l’heure de me rendre en backstage pour interviewer Stéphane Buriez, chanteur et guitariste mythique de Loudblast. Je ne vais pas tout raconter maintenant, mais pour une première interview filmée, tout s’est très bien passé. En plus, Stéphane est quelqu’un de très cool et passionné. Plus d’infos prochainement. A ma sortie des backstages, c’est Bukowski qui est sur scène. Toujours en forme et accompagné d’un tout nouveau guitariste (Fred Duquesne, ex Empyr), Bukowski nous propose, comme d’habitude, une putain de bonne setlist. Entre les "Hazardous Creatures" et autres "My name is Kozanowski", on ne sait plus où donner de la tête ! Sur scène, c’est le bordel, comme d’habitude. Julien Dottel, planqué derrière son t-shirt Aborted headbang comme un malade, le frangin, Mathieu, fait des blagues du 36ème degré : « Merci Mennecy ! Haha !! » et le batteur prend son pied si je puis dire (ok, je sors). Le groupe jouera de nouveaux titres de Hazardous Creatures, dont l’émouvant "Brothers Forever". Du grand art comme on les aime !

Je ne m’étendrai pas d’avantage sur la prestation de Xandria. Pour celles et ceux qui l’ignorent, j’éprouve une profonde allergie pour le Metal Symphonique. Ce n’est pas que la musique est désagréable, loin de là, mais disons plutôt que ça m’endors, voilà ! Je suis sûre que les Allemands sont pleins de bonnes intentions, mais à moins que Simone Simons ou Tarja Turunen se ramènent complètement à poil sur scène, vous ne me ferez pas aimer le symphonique ! En revanche, je ne négligerais jamais le talent des musiciens et la capacité vocale des chanteuses.

Ça y est, c’est l’heure de conclure en beauté (ou brutalité) le festival avec Dagoba. J’ai déjà eu les chances de les voir il y a deux mois au Triel Open Air. J’avais carrément accroché mais je ne me souvenais plus que le groupe était aussi badass en live ! Les Marseillais entament leur set par "I Reptile", un putain de bon morceau 100 % bestial et définitivement taillé pour le live ! Comme au Triel, nous sommes plutôt gâtés en terme de nouveaux titres (‘Kiss me Kraken", "The Great Wonder"). Bien sûr, Shawter et ses potes n’oublient pas les "Black Smokers" et autres "The Things Within". De plus, je trouve que leur musique ressemble à celle de Slipknot. C’est surement pour ça que j’adore… Un grand moment !

Le maire de Mennecy nous a plutôt gâté durant ce week-end. Franchement, qui peut se vanter d’avoir pour la deuxième édition de son festival des groupes comme Loudblast, Moonspell, Kreator, Mass Hysteria, Bukowski et Dagoba à part lui ? Nous lui devons beaucoup, car sans lui, il n’y aurait jamais eu de Mennecy Metal Fest. Concernant mes découvertes ou coups de cœurs, ils sont nombreux comme d’habitude. Pour n’en citer que trois : Unscarred, évidemment, Rise of the Northstar, The Milton Incident. En espérant que la prochaine édition soit encore plus bourrine, même si selon moi, il est difficile de faire mieux. Après, je verrai bien Stone Sour et DevilDriver en têtes d’affiches. Je dis ça, je dis rien…

Je ne peux vous laisser sans faire des remerciements spéciaux : déjà merci à Guillaume « Furexmeister » Freslon sans qui je n’aurais pas été accrédité et sans qui l’interview n’aurait pas été possible – Stéphane Buriez pour m’avoir accordé de son temps – Nicolas et Lucie Lepont pour m’avoir emmené (et supporté dimanche soir...) – Gabriel "Bertrand-Michel" Marcelino - Anthony "Mc.Ouille" Régnier - Laure Maton - Virginie Ron Diamond pour avoir validé mes questions – Les potes de T.A.N.K, K.A et Song My Mathieu Kollman Raphael Bobillot pour ses photos – Camille Missawen Caroline « Stitchcore » PitreLe Maire de Mennecy Thierry du STAFF Ma Famille et VOUS pour votre soutien ! You know who you are. \m/

Pour voir d'autres photos, vous pouvez voir les miennes et celles de Raphael Bobillot pour l'association Army Of One.

Moonspell

Moonspell

Song My

Song My

Unscarred

Unscarred

Rise Of The Northstar

Rise Of The Northstar

Avec Nelly de Unscarred

Avec Nelly de Unscarred

Mass Hysteria

Mass Hysteria

Kreator

Kreator

T.A.N.K

T.A.N.K

Avec Stéphane de Loudblast après l'interview

Avec Stéphane de Loudblast après l'interview

Bukowski vu de derrière les barrières

Bukowski vu de derrière les barrières

Dagoba

Dagoba

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Commenter cet article

Jc 30/09/2013 23:52

Heu juste un truc,bon Ok je suis grand fan de Mass Hysteria mais Mouss ne fait que reprendre l actualité et c est aussi cela qui fait le charme de Mass en live cet engagement!!

Mais bon apres comme tu la dis,on adhere ou non ;)