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Metal Universe

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Live-reports - chroniques - interviews

Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #chronique, #voice of winter, #mezcla

  Voice of Winter est un groupe de Metal français. Formé en 2003, il se compose de trois bourguignons enragés. Après plusieurs démos autoproduites, ils sortent leur premier album  intitulé Devil Eats My Part en 2013. Le 26 novembre prochain marquera la sortie de leur nouvel album : Childhood of Evil. Ce second album, qui paraîtra sous le label M.U.S.I.C-Records, se compose de sept titres.

J'ai tout d'abord écouté le morceau éponyme "Childhood of Evil" et j'ai trouvé le rendu sympathique et très sombre (assez proche de ce que je connais de Tribulation). Le titre d'ouverture "View from Sedna" est quant à lui nettement plus brutal, renfermant des blasts beats et un growl venant d'outre tombe. Je tiens à préciser que je suis un grand amateur de Metal moderne et qu'en général les trucs old-school ou trop heavy/thrash me donnent la gerbe, j'ai donc eu un peu peur avant d'écouter l'album... mais au final, ça passe !

Même si le groupe se revendique death metal, ils incorporent énormément d'éléments black metal, ne serait-ce que l'ambiance malsaine ("Damocles" et ses guitares sur aigues) et  la voix du chanteur, aussi caverneuse qu'une crypte..... J'ai beaucoup apprécié. A l'occasion de la sortie de l'album, Vice of Winter se produira aux côtés de Misanthrope et My Doppelganger au PPR - Chez Paulette à Pagney-Derrière-Barine (Meurthe-et-Moselle, 54). Agréablement surpris du résultat !

7/10

Autre groupe de l'écurie M.U.S.I.C-Records, Mezcla s'apprête lui aussi à sortir son nouvel album en novembre prochain (le 24) : un troisième opus intitulé Metalmorfosis. Créé un an après Voice of Winter (c'est à dire en 2004, c'est bien, vous suivez), Mezcla (littéralement mélange en espagnol) aborde des thèmes assez sombres tels que le sadisme de notre société et les dommages causés par l'industrialisation, sur une musique typiquement thrash metal. Et là vous vous dites "encore un énième groupe de thrash qui critique les lacunes sociales !", que nenni !

L'originalité de Mezcla réside dans un chant hurlé en espagnol. Les origines hispaniques du chanteur se ressentent également lors de rythmes et d'ambiances empruntés au flamenco (le solo à la wah-wah dans "Otra Dimension", les parties de guitares classique sur "Mantis Religiosa"). Ce mélange (comme le nom du groupe, lol) peut surprendre à première vue, mais il est devenu la marque de fabrique de Mezcla.  

Que les fans de thrash se rassurent, Metalmorfosis renferme des morceaux qui feront remuer les têtes des amateurs de thrash metal (voire death) purs et durs comme "Criatures Indeseables" (j'adore l'intro) ou encore "Luciérnaga". Franchement, rien que pour la mixture metal / flamenco, allez tendre l'oreille vers cette Metalmorfosis. Une découverte, ma foi, intéressante ! 

7,5/10

Double chronique : "Childhood of Evil" de Voice of Winter / "Metalmorfosis" de Mezcla
Double chronique : "Childhood of Evil" de Voice of Winter / "Metalmorfosis" de Mezcla
Double chronique : "Childhood of Evil" de Voice of Winter / "Metalmorfosis" de Mezcla
Double chronique : "Childhood of Evil" de Voice of Winter / "Metalmorfosis" de Mezcla

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Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #chronique, #aephanemer, #mekaora

  Aephanemer est un groupe de Metal originaire de Toulouse. A la base, Aephanemer était un projet solo en la personne de Martin "Nif" Hamiche. Il sorti ainsi un premier EP solo intitulé Know Thyself. Ce n'est qu'après que d'autres musiciens arrivèrent afin de compléter la formation. Le 16 septembre dernier marque l'arrivée du tout premier album de Aephanemer, portant le nom de Momento Mori.

"Unstoppable" donne le point départ des dix titres de l'album, avec ses douces notes de pianos, très vites rejointes par une intro dynamique en double pédale, ça s'annonce plutôt bien ! Au fil des morceaux, on ne peut s'empêcher de constater l'influence omniprésente du death metal scandinave, ce qui donne une petite touche nordique à la scène française. Sans déconner, j'avais franchement l'impression d'écouter du Children of Bodom à certains moments, notamment sur le sympathique "Hellbore". 

Au final, le principal défaut qu'on peut faire à ce Momento Mori est justement cette trop forte influence scandinave qui a trop tendance a donné une impression de déjà entendu. Mais l'album reste tout de même sympathique et marque un bon début pour Aephanemer (ou l'éphémère fanée en français). Un album qui plaira à tous les fans de death metal mélodique scandinave et aux amateurs de mélodies épiques (le riff ultra propre à la fin de "The Oathsworn", le solo de "Sisyphus's Bliss"), parfois même un peu folk ("The Call of the Wild"). 

7/10

Passons maintenant au groupe Mekaora. Après avoir chroniqué leur première démo Quelques Milliards d'Atomes en 2014 et les avoir vu à Mennecy un an après, quoi de plus logique que de chroniquer leur premier album ? Ce dernier se nomme Elysium et a été mixé par Gwen Kerjan (Loudblast, Gohrgone, Livhzuena...). 

Elysium démarre avec la chanson "Mechanical", avec un chant toujours en français. Mais la grosse claque survient dés le début du second titre nommé "Abysses" ; cette intro en double pédale et ce riff malsain nous entraînent effectivement jusque dans les profondeurs des océans (et non, je n'ai rien fumé...du moins pas encore). Durant l'écoute de l'album, on remarque de nettes progrès et efforts fournis par les musiciens : le batteur avec ses parties de batteries ahurissantes ("The Rapture", seul morceau en anglais, le très "Lamb of Godien" "Phophète") et le growl du chanteur paraît encore plus impressionnant. 

Les cinq parisiens ont clairement bouffé du lion, et ça fait plaisir à entendre ! De plus, bien que certains morceaux ont parfois tendance à se ressembler, je distingue des compos peut être plus abouties et recherchées que sur leur première démo, ce qui est fort appréciable. Notons d'ailleurs que les trois titres de Quelques Milliards d'Atomes sont inclus dans Elysium, de quoi ravir les fans de la première heure et de montrer les progrès faits par le groupe. Chapeau. 

8,5/10

 

Double chronique : "Momento Mori" de Aephanemer / "Elysium" de Mekaora
Double chronique : "Momento Mori" de Aephanemer / "Elysium" de Mekaora
Double chronique : "Momento Mori" de Aephanemer / "Elysium" de Mekaora
Double chronique : "Momento Mori" de Aephanemer / "Elysium" de Mekaora

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Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #concert, #paris, #breakdown of sanity, #djent
Breakdown of Sanity

Breakdown of Sanity

    Doux Jésus, que ça faisait longtemps que je l'attendais ce concert : le grand retour de Breakdown of Sanity à Paris, après cinq ans d'absence dans nos contrées ! Pour celles et ceux qui ne les connaissent pas, nous avons à faire à un quintet Suisse de deathcore tournant depuis 2007 (10 piges l'année prochaine). Début septembre dernier, le groupe sortait son quatrième album Coexistence, quoi de mieux qu'une tournée européenne dont deux dates en France (la seconde le lendemain à Lyon) pour fêter ça ?

Nous arrivons donc au bar/salle de concert Backstage by by the Mill (Boulevard de Clichy, 92) où Novelists se prépare à enflammer les planches de la scène. Novelists s'est formé en 2013 à Paris et est rapidement devenu une référence en matière de djent dans l'hexagone (oui, encore du djent !), notamment avec leur premier album intitulé Souvenirs sorti l'année dernière. 

Franchement, c'était une bonne découverte : certains morceaux sont de vraies bombes comme l'énorme "Gravity" ou "Echoes". J'aime beaucoup l'aisance que le groupe a de passer d'une ambiance progressive avec du chant clair à une phase plus punchy avec du growl (certaines de leurs musiques me rappellent même Periphery et Animals as Leaders). De plus, les cinq musiciens respirent la bonne humeur et la joie de rejouer chez eux "à la maison", et ça, ça fait plaisir à voir.

Une fois le concert terminé, un de mes potes a demandé au bassiste (encore présent sur la scène) si il était possible de prendre une photo avec tout le groupe pour son anniversaire... et c'est ainsi que nous avons pris la pose en compagnie des cinq membres de Novelists, devant leur stand de merch. Merci infiniment pour le temps qu'ils nous ont accordé, c'est vraiment sympa (surtout que mon pote Jean-Phi, celui qui m'avait chopé le médiator du guitariste de Born of Osiris, était aux anges : une photo avec Novelists le jour de ses 21 ans, il n'est pas prêt à les oublier, le bougre). 

Place maintenant à Dream on Dreamer de faire son entrée. Dream on Dreamer est un groupe de post-hardcore Australien créé en 2009. Enthousiaste à l'idée de se produire dans la capitale et armé de leur dernier album Songs of Soulitude, le groupe entame plutôt bien son set, montrant une musique avec des passages puissants, mais tout de même nuancée par des mélodies et beaucoup de chant clair. Malheureusement, je trouve que le rythme diminue au fil des chansons...

Pour être honnête, cela faisait longtemps que je ne m'étais pas fais chier comme ça devant un concert (oui, j'ai toujours tendance à être raffiné dans mes propos). Certains morceaux se ressemblent trop, la voix du guitariste commence à taper sur le système... c'est dommage car une partie de leurs riffs sont biens, et quelques morceaux restent tout de même "potables", voire "écoutables". On ne peut pas dire que j'ai apprécié leur prestation, un ensemble un peu trop "fiotte" à mon goût, sorry.

Je vous rassure, il n'en sera pas de même quant au show donné par Breakdown of Sanity. Dés les premières notes de "Bulletproof", c'est le bordel qui s'installe au Backstage : ça bouge énormément dans le pit (cela faisait longtemps que je n'avais pas été dans une fausse aussi énervée), le public jump, les slams se multiplient et de beaux circles pit et walls of death (en fin de set) se forment. Nos cinq petits suisses en profitent pour défendre leur très bon opus Coexistence avec des titres enragés comme "Bulletproof", "Restless", "Dear Diary", "Back to Zero" (accompagné de Matt Gelsomino, le chanteur de Novelists) ou "Crossed Fingers" avec son superbe refrain.

Leur excellent album précédent Perception (dont je porte fièrement le t-shirt) est lui aussi mis en avant avec de véritables classiques à l'instar de "Hero", "Blind" et bien sûr l'énormissime "The Writer", titre avec lequel j'ai découvert le groupe il y a plus d'un an). Les titres s'enchaînent avec une certaine cohérence, tout en incorporant des "vieilles pépites" comme "Infest" et son solo très old-school (du second album Mirrors), un vrai bonheur pour les fans de la première heure ! Concernant le son, il semble un peu brouillon du fait de notre placement (tout devant à gauche, les retours dans la gueule).

En revanche, le chant de Carlo Knopfel est encore plus impressionnant en live que sur CD, un véritable monstre vocal. Ce dernier est celui qui semble le plus proche du public, s'exprimant dans la langue de Molière à plusieurs reprises, allant même jusqu'à prendre la GoPro d'un fan afin de mieux filmer la scène et le public. Après une bonne heure de tuerie musicale, Breakdown of Sanity se retire avec le rappel "Coexistence" / "New World", les deux derniers morceaux de Coexistence, acclamé par des fans ravis. 

Et hop, encore un superbe concert à ajouter à ma liste : une bonne découverte avec les charmants parisiens de Novelists, une prestation un tantinet ennuyeuse de Dream on Dreamer, et enfin une grosse claque de la part des Breakdown of Sanity ! Même si certains morceaux manquaient à leur set list ("Crumble", "Chapters", "My Heart in Your Hands", "When Silence Breaks", "Invisible Scars"), leur show était de bonne qualité et je suis vraiment content d'avoir pu les voir en live. Un concert qui, à en croire la photo souvenir avec le public postée par le groupe sur les réseaux sociaux (voir plus bas), est "de loin le meilleur show" de ce Coexistence European Tour 2016Cocorico, les amis ! 

Novelists

Novelists

Dream on Dreamer

Dream on Dreamer

Breakdown of Sanity

Breakdown of Sanity

Breakdown of Sanity + Dream on Dreamer + Novelists @ Paris, 24/10/2016
Carlo Knöpfel, frontman de BoS

Carlo Knöpfel, frontman de BoS

Breakdown of Sanity + Dream on Dreamer + Novelists @ Paris, 24/10/2016
Avec les Novelists au complet

Avec les Novelists au complet

Un groupe adorable !

Un groupe adorable !

Tout devant sur la photo prise par Maik Kleinert © ! Grande classe

Tout devant sur la photo prise par Maik Kleinert © ! Grande classe

Après le show..

Après le show..

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Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #concert, #T.A.N.K
The Arrs

The Arrs

Le samedi 8 octobre dernier se déroulait à Savigny-le-Temple (77) un concert à l'affiche très alléchante : The Arrs, T.A.N.K et Nakht tous les trois sur la scène de l'Empreinte

La soirée commence avec Nakht. Originaire de Seine-et-Marne, ce quintet est né en 2014, mais ce n'est que fin 2015 qu'il sort son tout premier EP. Ce dernier, composé de cinq titres, se nomme Artefact. Je suis arrivé un peu à la bourre au concert, je n'ai donc pas assisté à la totalité de leur set, j'ai cependant écouté l'EP sur leur chaîne YouTube pour "compenser" et  connaître un peu mieux leur musique (verdict : c'est franchement lourd, à conseiller pour ceux qui aiment le djent avec des passages core). En parlant de leur musique, Nakht officie dans un son progressif, on ne peut plus moderne, un mélange assez bien dosé entre du deathcore et du djent, apportant ainsi, je pense, un petit plus à la scène Metal française.

Ils vont même jusqu'à incorporer des sonorités égyptiennes à la Born of Osiris, rendant une parfaite harmonie entre leur musique et leur nom (Nakht était le prénom d'un scribe de l'Egypte Antique). Sur scène, ça tabasse sévère (dans le public aussi d'ailleurs), le chanteur va même jusqu'à faire un dab bien calé juste avant un breakdown. Il faut dire qu'entendre du djent made in france en live, ça a quelque chose de jouissif; rien que sur les premières notes de "Fallen Life", votre serviteur savait qu'il allait prendre son pied ! 

Second groupe en piste : j'ai nommé Think of A New Kind, ou T.A.N.K pour les intimes. La dernière fois que je les ai vus, c'était il y a maintenant plus de deux ans, au Motocultor 2014. En deux ans beaucoup de choses ont changé pour nos cinq parisiens : un troisième album intitulé Symbiosis, plusieurs changements de guitariste et surtout, une tournée européenne aux côtés de Soilwork (une de leur plus grande influence) et Hatesphere, ce qui n'a fait qu'accroître leur popularité. Ce soir, en plus de rejouer les bons vieux classiques de leur premier album The Burden of Will ("Disturbia", titre d'ouverture de leur set qui met direct dans l'ambiance, "Brother in Arms", "Beautiful Agony", "T.A.N.K 09") et de leur second Spasms of Upheaval, qui reste mon préféré d'ailleurs ("Inhaled", "The Raven's Cry"), T.A.N.K interprétera également pas moins de trois titres de leur dernier album, tel que le génial "From the Straight and Narrow" qui clôturera leur set.

N'ayant jamais entendu en live les morceaux de Symbiosis, j'ai pris une grosse claque, en me convaincant pour de bon de la force de ce troisième disque. Revoir T.A.N.K m'a vraiment fait plaisir ainsi que de discuter avec Raf et Oliv, respectivement chanteur et bassiste, après le concert . Les suivant depuis 2011 (5 ans déjà), je peux vous dire que le groupe n'a cessé de présenter des concerts de qualité et de s'améliorer (le chant de Raf est de plus en plus impressionnant et leur jeu est plus que précis et pro; j'adore également les backing vocals de Oliv et Nils). Même si j'aurais kiffé entendre "Spasms of Upheaval" et "So Vile", ce fût un très bon moment, à l'ancienne. 

C'est maintenant au tour de la tête d'affiche du jour de nous tabasser les oreilles. On ne présente plus The Arrs, ce combo qui tourne depuis 2005 avec son hardcore ravageur chanté en français. Auparavant, j'ai pu les voir au Triel Open Air 2013 où leur set m'avait laissé une forte (bonne) impression...il en sera de même (si ce n'est plus) ce soir. Armé de son nouveau guitariste Musclor Michael Desvergnes (Break this Cycle, Reverse the Rules), The Arrs est en très grande forme : les musiciens headbanguent, jumpent et font chanter les premiers rangs (certain du public allant même jusqu'à s'inviter sur scène afin de gueuler dans le micro).

Côté setlist, j'ai apprécié réentendre des extraits de leur précédent opus Soleil Noir tels que "Mon Épitaphe" (dont le refrain sera scandé par un public conquis) et "Du Berceau à la Tombe". Le groupe mettra tout de même en avant son dernier disque Khronos avec des sons clairement plus agressifs comme l'incroyable "Hors-norme" et bien sûr "Kombat" avec ses dernières paroles "Je ne regrette rien". Les mecs tournent depuis un bail et ça se voit, nous délivrant ainsi un show précis et efficace venant d'un des piliers du hardcore français.

Pour résumer, ce fût une excellente affiche proposée par l'Empreinte : une grosse découverte djent de la part de Nakht, de bonnes retrouvailles avec les copains de T.A.N.K et un show 100% HxC donné par The Arrs. J'ai tout de même trouvé une partie du public un peu relou : concert de hardcore oblige, certains pogottent, montent sur scène ou donnent des coups de pieds/poings en l'air dans tous les sens tels des ninjas sous speed, ce qui rend assez risqué d'headbanguer tranquillement sans se manger des coups dans la gueule. Après, ils ont une manière (particulière, certes) de profiter à fond de leur concert donc on ne peut pas trop leur en vouloir... Concernant la salle, j'avais beaucoup entendu parlé de la fameuse Empreinte, et il faut dire qu'elle est à la hauteur de sa réputation. J'y reviendrai d'ailleurs le vendredi 18 novembre afin d'y voir Dagoba et Our Theory.  

 

Nakht

Nakht

The Arrs + T.A.N.K + Nakht @ Savign-le-Temple, 08/10/16
T.A.N.K

T.A.N.K

The Arrs + T.A.N.K + Nakht @ Savign-le-Temple, 08/10/16
The Arrs

The Arrs

The Arrs + T.A.N.K + Nakht @ Savign-le-Temple, 08/10/16
The Arrs + T.A.N.K + Nakht @ Savign-le-Temple, 08/10/16
Un retour avec les oreilles qui sifflent (protégez-vous les tympans)

Un retour avec les oreilles qui sifflent (protégez-vous les tympans)

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Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #concert, #electro, #hors-série, #paris
David Orlinski et Eva Simmons

David Orlinski et Eva Simmons

    Jeudi 6 octobre dernier, Virgin Radio organisait sa septième édition de l'Electroshock. Pendant toute une soirée, les stars electro du moments se relaient à leur tour sur la mythique scène du Zénith, histoire de redanser au son des tubes de l'été.

Bon, je terminais à 19 heures, donc j'ai loupé le début, mais j'ai tout de même vu les artistes que je voulais voir. En parlant du line-up, il est bon de souligner qu'en une seule et unique soirée, Virgin nous offre la crème des DJs les plus vogue de la scène française et internationale. Au programme donc : Synapson, Feder, The Avener, Kungs, Lemaitre, Lost Frequencies, Mome, Alan Walker, Richard Orlinski, Jonas Blue, Kungs... bref du très beau monde à l'affiche !

Pour être honnête, j'ai apprécié tous les artistes que j'ai vu, sauf peut-être la prestation de The Avener, un chouilla trop "sérieuse" et répétitive. Mais mes deux coups de cœur de la soirée restent Lemaitre et Kungs. Lemaitre est un duo Norvégien qu'un ami m'a fait découvrir avec leur titre "Closer" (avec Jennie A. au chant), que j'ai directement adoré : les louper ce soir était donc inenvisageable ! Malheureusement, seulement un des membre est présent ce soir (l'autre étant malade).

Mais le bougre s'en sort vraiment bien, divulguant une atmosphère singulière mais entraînante avec des morceaux comme "Playing To Lose", et évidemment "Closer" que j'attendais avec impatience; je n'ai pas été déçu, car même si il s'est cassé la gueule en montant sur ses platines, le show était très lourd, mélangeant de la trap et de l'electro house.

Second coup de cœur du soir, celui qui aurait dû (selon moi) être la tête d'affiche de la soirée : le jeune Kungs ! Encouragé et "introduit" (sans mauvais jeu de mot) par le célèbre et sympathique animateur TV/radio Camille Combal, Kungs effectue son set devant un public conquis.

Il faut dire que ses tubes "Don't You Know" (interprété sur scène avec Jamie N Commons et ses trompettistes) et l'incroyable "This Gir" ont clairement le don de mettre une putain d'ambiance et de mettre le public de bonne humeur (et je dis ça alors que je ne suis absolument pas fan de deep house ou de french touch) ! Petite parenthèse, le jeune homme n'aura vingt ans qu'en décembre, alors gardons à l’esprit que remporter un tel succès et faire des musiques aussi "catchy", ce n'est pas donné à tout le monde et encore moins à cet âge, respect.

Autre moment fort du concert, à la fin du set de Richard Orlinski, ce dernier est rejoint par Eva Simmons. Cette chanteuse néerlandaise est célèbre pour ses morceaux "Policeman" et autres "Bonfire" (que votre serviteur apprécie beaucoup), mais je peux vous assurer que de la voir arriver d'un seul coup avec sa chevelure iroquoise rousse pour interpréter son morceau avec Richard Orlinski ,"Heartbeat" (oui, elle a spécialement fait le déplacement pour jouer une putain de chanson, merci Eva), ça fait vraiment quelque choses, surtout quand on aime bien l'artiste, j'étais pas prêt...

Ce fût donc une soirée fortement agréable orchestré par Virgin. Bon, ce n'était peut être pas non plus "la plus grosse soirée electro de 2016", comme Virgin l'annonçait sur ses affiches (cela dépend de ce qu'on qualifie du terme d'"electro"), mais le choix des artistes est méthodiquement bien décidé. Même si les sets de 20 minutes paraissent courts au premier abord, les artistes s’enchaînent de manière plus fluide et plus rapide (forcément, il n'y a pas de batterie ou de guitare à régler). Ce genre de show change tout de même des concerts de Metal où j'ai l'habitude d'aller, mais cela ne fait rien, je suis vraiment content d'avoir vu tous ces artistes (que j'écoute  et que j'ai écouté) œuvrer dans leur univers. 

Merci à Momow pour les places (le concert était sur invitations, donc gratuit).

 

  

Jonas Blue

Jonas Blue

Lemaitre

Lemaitre

David Orlinski et Eva Simmons

David Orlinski et Eva Simmons

Hors-série #5 : Electroshock @ Paris, 06/10/16
Mome

Mome

Feder

Feder

Hors-série #5 : Electroshock @ Paris, 06/10/16
Kungs

Kungs

Hors-série #5 : Electroshock @ Paris, 06/10/16
The Avener

The Avener

Bien entouré haha, avec mon Squad

Bien entouré haha, avec mon Squad

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Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #concert, #hors-série, #electro, #bonus
BONUS > Hors-série #4 : Hardshock @ Techno Parade 2016

Pour celles et ceux qui vivraient dans une grotte reculée dans un pays lointain, la Techno Parade est une manifestation musicale créée par Jack Lang en 1998. Comme son nom l'indique, elle est centrée sur la musique électronique. Il s'agit d'un événement gratuit, ayant lieu tous les ans en pleine capitale en septembre et organisé par l'association Technopol.

Le principe est simple : une dizaine de chars partent d'un lieu précis (cette année le quai François-Mitterrand) et sillonnent Paris aux sons de différents genres électroniques; en effet, chaque char est attribué à un style : Minimale, EMD (electronic dance music), house, hardcore etc...

L'année dernière, j'ai eu du mal à prendre mon pied, il faut dire que j'étais moins éclectique qu'aujourd'hui. Tandis qu'en ce samedi 24 septembre, je me suis éclaté. Car cette année, le festival néerlandais Hardshock dispose de son propre char, une aubaine pour votre serviteur donc le hardcore est son gros "kiffe musical" du moment. De plus, le line-up est composé de plusieurs "stars" du fameux label indépendant The Third Movement, néerlandais également.

Durant toute l'après-midi, la foule saute, tape du pied et secoue la tête aux rythmes des set de The DJ Producer, le sympathique Promo ou encore Ophidian vs Ruffneck. L'ambiance est franchement cool, même si certains états de trance peuvent paraître pour le moins étrange (au même titre que les gens qui headbanguent aux concerts de Metal).

En parlant de Metal (car c'est quand même le "sujet" d'origine de mon blog, à la base), pas de musique "métallisée" sur le char Hardshock, mais une musique extrême et rapide au possible (le kick est en général à 180 BPM dans le hardcore). Ce genre fait partie des plus undergrounds de la famille électronique, même s'il reste beaucoup plus connu aux Pays-Bas notamment avec des piliers tel que le masqué Angerfist. Par titre de comparaison, j'en ai conclu que le hardcore est à l'electro ce que le brutal death slaming est au Metal.

De plus, l'ambiance n'est pas trop différente des concerts de Metal : les mecs aux cheveux longs arborant des -shirts de groupes headbanguant au rythme du kick et les circle pits qui se forment à côté du char peuvent presque porter à confusion !

En bref, j'ai passez un moment fort agréable, l'orga était de bonne facture tout comme l'ambiance (à part deux trois gars bourrés ou sous l'emprise de je ne sais quoi qui cherchent la merde, as usual) et j'ai même reconnu certains morceaux que j'écoute pas mal en ce moment ("The Ultimate Statement" et le monstrueux "Bassface" d'un certain N-Vitral, lui aussi membre de l'écurie The Third Movement, et une de mes révélations musicales de l'année).

Cependant, au vue d'une sécurité renforcée (pour les raisons que vous connaissez), le nombre de char a été réduit, tout comme le trajet. Ce qui ne m'a pas posé de problème étant donné que je suis resté au char Hardshock. Ce dernier a d'ailleurs eu un problème de son qui fut heureusement rétabli (en effet, du core sans basse c'est tout de suite moins sexy ). Un événement à tester au moins une fois.

Pour voir l'aftermovie officiel du Hardshock, c'est ici.

Décidément, je ne le quitte plus jamais ce masque !

Décidément, je ne le quitte plus jamais ce masque !

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