Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Metal Universe

Metal Universe

Live-reports - chroniques - interviews

Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #concert, #here come a new challenger

Pour son second concert de la saison, la MJC Le Studio de Limours nous a proposé un plateau 100% Hardcore constitué de All My Memories, Here Comes A New Challenger et 91 All Stars. Une affiche qui, en plus de s’annoncer mouvementée, réchauffe en ce début de novembre.

C’est All My Memories qui ouvre les hostilités et il ne s’agit pas d’une métaphore : le groupe fait son entrée avec une intro sous forme de breakdown bien fat qui ferait le bonheur de tous les coreux ! Ce n’est pas la première fois que j’ai à faire au combo Parisien ; en effet je les ai découverts au Warm Up festival il y a déjà trois ans ( !) et revus quelques mois plus tard lors de la seconde édition du Metalsphere.

Depuis le temps, le groupe a parcouru pas mal de chemin : plusieurs changements de chanteur, un EP (Artefact) en 2012 et un premier album intitulé Legacy sorti l’année dernière. Scéniquement, All My Memories n’a rien perdu de son énergie. Il faut dire que leur Metalcore rempli de breakdowns et de passages mélodiques (mais manquant tout de même d’originalité) n’a pas de mal à séduire le public. Soulignons d’ailleurs la dextérité du guitariste qui assure son rôle malgré son handicap. La fin du set verra le chanteur de Here Comes A New Challenger monter sur scène le temps d’un titre.

En parlant de Here Comes a New Challenger, si vous suivez mon blog (et si vous avez joué à Street Fighter), ce nom ne vous est pas forcément inconnu. En effet, j’ai chroniqué leur premier EP (Beat Them All) l’année dernière. Bien que moins « core » à l’époque que je ne le suis aujourd’hui, ce premier opus m'avait tout de même bien tapé dans l’oreille ! Restait plus qu’à voir si leurs compos valaient le coup en live….

Bien évidemment, je n’ai pas été pour le moins déçu. Bon, c’est pas un Thy Art Is Murder ou un Whitechapel mais presque ! Car malgré quelques passages mélodiques metalcore, Here Comes a New Challenger reste du deathcore sacrément bien ficelé et violent, à l’image du sublime « There is no escape for you », extrait de leur premier EP, que j’ai eu plaisir à découvrir en live. (Message personnel adressé aux cordistes du groupe de la part du chieur guitariste que je suis : l’accordage en A# c’est sympa, mais le A c’est mieux pour jouer du Deathcore.)

Tête d’affiche du soir, 91 All Stars s’apprête à monter sur scène. Si j’étais familier aux groupes précédents, ce n’était pas le cas pour ce dernier. Je connaissais seulement le nom de 91 All Stars, et j’avais écouté quelques chansons au préalable, histoire d’entendre ce qui m’attendait. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, 91 All Stars est un groupe de Hardcore originaire de l’Essonne (d’où le « 91 » dans leur nom) ayant tourné avec Lofofora, Gojira ou Mass Hysteria.

Chose importante à savoir, le groupe chante en français, ce qui est peu ordinaire pour un groupe de Hardcore. Ajoutez à ça des rythmiques lourdes, une batterie puissante et des refrains accrocheurs : vous obtenez 91 All Stars. Comme beaucoup l’ont remarqué, le mélange « chant en français + hardcore + mélodies » nous rappelle la musique de l’Esprit du Clan. En toute honnêteté, j’aurai préféré un son plus « jumpy » et lourd à la Rise of the Northstars ou Hatebreed. Néanmoins, ça ne pas empêché d’apprécier leur compos et de m’éclater, à l’instar de Math et Bastos de Deep in Hate, planqués sur le côté de la scène.

Encore une affiche à succès programmée par la MJC ! Une retrouvaille énergique avec les All my Memories, une claque Deathcore/pixelisée de la part de Here Comes a New Challenger ainsi qu’une bonne découverte nommée 91 All Stars (RPZ les gars, 91 en force). Un plateau qui rattrape largement celui proposé il y a deux ans. Quoique, vu mes goûts du moment, je l’aurai surement plus apprécié aujourd’hui.

RDV la semaine prochaine, le samedi 6 décembre (ma fête !) pour le dernier live de l’année pour la MJC avec Unscarred, Whisper of Death et Slave Machine, le tout au profit des Restos du Cœur.

Toutes les autres photos de Lena le Quellec ici.

All My Memories

All My Memories

Concert Metal, 15/11/2014, Limours
Concert Metal, 15/11/2014, Limours
Here Comes a New Challenger

Here Comes a New Challenger

Concert Metal, 15/11/2014, Limours
Concert Metal, 15/11/2014, Limours
91 All Stars

91 All Stars

Concert Metal, 15/11/2014, Limours
Concert Metal, 15/11/2014, Limours
Concert Metal, 15/11/2014, Limours

Voir les commentaires

Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #foud'rock 2014, #festival, #concert

Les 10 et 11 octobre dernier se déroulait la quatrième édition du Foud’Rock Festival. Comme chaque année, le festival se déroule dans la salle de l’Estaminet à Magny-les-Hameaux dans les Yvelines (78). Après Bukowski et The Hyènes en 2013, le festival reçoit cette année encore une poignée de groupes alléchants : Lofofora, No One is Innocent, Living Dead Lights et With Gasoline entre autres.

C’est Lofofora qui devait être la tête d’affiche du deuxième jour, mais à cause d’un problème de santé du batteur Vincent Hernault, le groupe a dû annuler sa venue. Triste nouvelle pour les fans et pour votre serviteur car j’aurais beaucoup apprécié entendre des morceaux de L’Epreuve du Contraire (leur dernier disque) en live. Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, c’est au tour de Loading Data de décliner sa participation, en raison de l’hospitalisation d’un des membres du groupe.

Ce deuxième jour se voit donc amputé de deux formations ; mais point d’inquiétude, l’organisation du Foud’Rock a trouvé une (ou plutôt deux) solutions de taille. En effet, No One is Innocent, qui a assuré la veille lors du premier jour a décidé de revenir jouer, et même si Headcharger (présent en 2012) et Gorod étaient partant pour remplacer Lofo’ au pied levé, c’est finalement 7 Weeks qui aura le privilège de clôturer en beauté le festival.

C’est aux alentours de dix-neuf heures que nous arrivons à l’Estaminet. Après avoir salué l’organisation toujours aussi charmante du festival, nous nous rapprochons de la scène afin de ne pas perdre une miette du concert de No One is Innocent. Depuis leur album éponyme sorti en 1994, nos cinq parisiens sont devenus de véritables références dans nos contrées (mon prof de philo nous en a même parlé, c’est pour vous dire). Kémar Gulbenkian (chant), est toujours en forme et armé de son bonnet ; une sorte de pile électrique tellement chargée qu’il manque de peu d’atterrir sur la batterie ! Musicalement, No One' présente une fusion puissante, dont les rythmes lourds aux lyrics engagés demeurent accessibles à tout fan de Metal : le Rage Against de Machine français, ni plus ni moins.

Bien que le groupe était présent la veille, celui-ci a fait l’effort de changer la setlist, tout en gardant ses hymnes cultes, à l’image de « Revolution.com », « Nomenklatura » ou le mythique « La Peau », extrait de l’album éponyme de 1994. Autre remarque, même si cela fait partie des « charmes » de No One', je trouve que leurs paroles sont un peu trop engagées politiquement, à l’image du titre « Où étions-nous ? », traitant d’un certain Le Pen sénior. Ils ont tout à fait le droit d’avoir leur conviction politique, mais je pense qu’il y a des domaines plus spécialisés que la musique pour les partager, mais ce n’est que mon avis, car l’art est le meilleur moyen de partager sa vision des choses. Après il faut savoir doser.

Deuxième groupe programmé de la soirée, Living Dead Lights monte sur scène. Tout droit venu de Los Angeles, Living Dead Lights (à ne pas confondre avec Living Dead Girl) est un groupe de Punk Rock aux sonorités Metal, formé en 2008. Le groupe a, à son actif, un EP intitulé Dead Edition très bien accueilli à sa sortie en 2010, ainsi qu’un album paru en janvier dernier via GB Sound Label : Black Letters. Quand je suis arrivé devant la scène en début de set, j’avoue avoir eu très peur du concert auquel j’allais assister. En effet, tous les clichés du post/hardcore ou presque étaient confirmés : tattoos, eyeliner, mèches, écarteurs et voix claires en prime. Mais fort heureusement, il arrive que l’habit ne fasse pas toujours le moine.

Car même si les premières minutes n'étaient pas à mon goût, le ton change dès le troisième titre « Everybody » avec son refrain en mid tempo très planant. Car si leur musique pourrait être plus violente et plus recherchée, le groupe ainsi que son esprit restent dans la plus pur tradition Rock ‘n’ Roll ! Il n’y a qu’à juste écouter certains de leurs riffs que je n’hésite pas à qualifier de « typiques », comme celui de « Johnny ». Notons d’ailleurs le magnifique et très rock’ n’ roll solo de Alan Damien, le gratteux tatoué, sur « This is our Evolution », morceau très sympathique extrait de Black Letters.

Autre élément phare du live , et pas des moindres, c'est le nouveau chanteur de la bande, Brandon Thomas. Charismatique et drôle au possible, le petit nouveau sera en parfaite connexion avec son public du début à la fin du show, en multipliant les anecdotes rigolotes entre les morceaux. Le show se termine par « I’ll be your Frankenstein », un morceau teinté très hardcore qui nous ferait presque en redemander ! Pour leur toute première date de tournée européenne, ces gars-là ont très bien commencé et je leur souhaite le meilleur pour la suite de leurs aventures !

Après cette découverte, il est temps d’aller nous restaurer et prendre l’air. Dans l’entrée de l’Estaminet, l’ambiance y est toujours chaleureuse : les festivaliers débriefent des prestations, rigolent, vont rencontrer les artistes au stand merch. Soulignons d’ailleurs la motivation des jeunes (et moins jeunes) bénévoles qui s’occupent sans répit de la restauration. Après nous être posés sur un banc dehors, j’aperçois à quelques mètres Brandon, le chanteur de Living Dead Lights. Voyant que l’on regardait dans sa direction, celui-ci vient nous demander un briquet.

Très vite, nous commençons à échanger sur le show, sur la culture américaine ainsi que sur le quotidien du chanteur à L.A. Très accessible et drôle, ce dernier nous fait part de sa joie de vivre dans le même Etat que Slayer et aussi son goût pour le death metal, y compris pour Cannibal Corpse (le bougre joue également dans un groupe de death). Après une photo et ma promesse de lui faire partager mon report, nous retournons à l’intérieur pour profiter du dernier live du festival.

7 Weeks clôture finalement cette quatrième édition. Si vous étiez présent l’année dernière, ce nom ne doit pas vous être inconnu : en effet, 7 Weeks avait littéralement explosé l’Estaminet lors de sa précédente venue. Rassurez-vous, il en fut de même cette année. En effet, une « pluie acide » s’abat sur la salle, dès le premier titre (jeu de mot subtile). Le groupe est visiblement en forme et très heureux de se produire pour la seconde fois au Foud’Rock. Il faut dire que le stoner/massive rock du quadrio de Limoges met de très bonne humeur, et ce, peu importe le genre que l’on écoute.

Je me souviens avoir apprécié leur première prestation l’année dernière, notamment grâce à la qualité et aux riffs lourds des « Acid Rain », « Carnivora » et autres titres de leur EP du même nom. Le show avait une certaine ambiance, certes, mais je ne me rappelais pas qu’elle était aussi planante et déconnectée du reste. En effet, un concert de 7 Weeks est un concert avec une atmosphère très particulière que beaucoup d’autres n’ont pas. Armé de son nouveau guitariste, le groupe nous interprétera quelques titres de leur tout nouvel EP, Bends, à l’instar de « Sparks », « Turn Away » et « Blue Circle », qui s’annoncent dans la parfaite lignée du précédent EP. Dans la fosse, l’ambiance est terrible : les gens pogotent, headbanguent et d’autres slament à l’image des membres de l’assoc’ !

Les membres de l’association Foud’Rock nous ont encore concocté un très bon cru pour cette dernière édition. Même si, selon moi, il est difficile de revenir à la qualité de celle de 2011 (Loudblast, K.A, ADX), la qualité des groupes étaient au rendez-vous : la fusion à la française de No one is Innocent, une bonne découverte prometteuse pour Living Dead Lights et une prestation d’un autre monde pour 7 Weeks, un groupe que j’ai été content de revoir. On attend donc pour l'année prochaine, la présence de Lofo' et Loading Data, ainsi qu’une affiche d’aussi bonne qualité que celle-ci (du Metal extrême serait le bienvenu) !

Merci du fond du cœur à l’association pour leur accueil et leur gentillesse toujours au rendez-vous, ainsi que pour l’accréditation et plus particulièrement à Stéphane Dufossé, sans qui ce festival n’existerait pas, Pascal Lécuyer, Guillaume Létocart, Pascal et Aymeric Thréard.

Special thanks à Brandon Thomas ainsi qu'à Alan Damien pour la setlist, et à Ricky Monti pour ses photos de Living Dead Lights. Vous pouvez voir le reste de ses photos ici.

Les photos du festival devraient arriver très bientôt sur la page Facebook du festival.

Note à mes lecteurs : comme vous le savez, je suis à la FAC depuis début septembre et il devient pour moi ne plus en plus difficile d'écrire un article tous les 15 jours. C'est pourquoi, à partir de maintenant, je publierai au minimum un article par mois, et plus si j'ai le temps. Merci de votre soutien et de votre compréhension !

No One Is Innocent -  © Foud'Rock

No One Is Innocent - © Foud'Rock

Living Dead Lights -  © PhRickyMonti

Living Dead Lights - © PhRickyMonti

Living Dead Lights -  © PhRickyMonti

Living Dead Lights - © PhRickyMonti

Alan Damien en pleine action - Living Dead Lights -  © PhRickyMonti

Alan Damien en pleine action - Living Dead Lights - © PhRickyMonti

Brandon Thomas - Living Dead Lights -  © PhRickyMonti

Brandon Thomas - Living Dead Lights - © PhRickyMonti

Avec Brandon

Avec Brandon

7 Weeks

7 Weeks

Foud'Rock Festival, 11/10/2014, Magny-les-Hameaux
Foud'Rock Festival, 11/10/2014, Magny-les-Hameaux
Foud'Rock Festival, 11/10/2014, Magny-les-Hameaux

Voir les commentaires