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Metal Universe

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Live-reports - chroniques - interviews

Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #concert, #valet de trèfle

Pour ce dernier article de la saison (et oui déjà), nous allons aborder un groupe dont j’avais déjà parlé il y a quelques mois et dans lequel joue un de mes amis guitaristes (Thomas, AKA Valmont Black): il s’agit de Valet de Trèfle.

En février dernier, lors de leur passage au Tremplin-les-Bains de Forges-les-Bains, j’avais énormément apprécié leur musique, bien que leur set fut amputé de quelques morceaux. Avant de profiter de vacances bien méritées, le groupe s’est rendu au Pitchtime de Dourdan le 11 juillet dernier aux côtés de Central Express.

J’ai malheureusement raté la prestation de Central Express.... Je sais c’est mal. En revanche, je n’ai pas perdu une miette du show de Valet de Trèfle ! Si le groupe nous avait habitué à une intro « classique », il n’en est rien de celle proposée ce soir. En effet, nos quatre Valets entrent sur une musique plutôt (trop) calme… qui se mue en quelques secondes en un grindcore digne d’un bon vieux Ultra Vomit !

Après cet interlude poétique d’une minute, le groupe entame son set avec « L’appel » puis « La Chute » et son break de fin qui remuera toutes les têtes. Contrairement à Forges, Valet de Trèfle est programmé en tête d’affiche ce soir, l’occasion rêvée de nous faire partager tout leur répertoire. En plus de jouer ses « classiques », à l’image du très mélodique « Elle viendra te chercher » ou « Le mouton et le loup », le groupe nous interprètera des compos plus récentes comme « La mort de l’âme » (à ne pas confondre avec La mort de Lââm, autre morceau qui hante mon imagination…) et « l’Exorcisme », un titre ultra lunatique qui illustre parfaitement l’esprit du film du même nom.

Bien entendu, Valet de Trèfle n’oublie pas d’exploiter à fond son image et son idéologie punk. En effet, les « Con : sommation » et autres « Je suis patriotique » sont de vrais hymnes punks. En parlant d’hymne, le morceau « Je suis patriotique », avant de partir en gros bordel, commence par La Marseillaise, interprétée avec passion et avec la main sur le cœur par le chanteur. Cependant les bonnes choses ont une fin : c’est déjà l’heure de la dernière chanson. Mais après cette « Battle for Ponyland » (oui, c’est bien le titre du morceau, cf photo de la setlist), la foule en redemande.

Et évidemment, ce qui devait arriver arriva : le groupe a rejoué une dernière fois le d’ores et déjà culte « What the Fuck ?! », véritable titre fédérateur. Cet ultime morceau verra l’assemblée debout (certains se mettent même à danser et à pogoter) afin d’être au plus prêt du groupe. Thomas, mon poto guitariste, lâchera même sa guitare pour faire un slam dans le public (heureusement qu’il est léger, cf photo) !

En résumé, les Valets de Trèfles m’ont définitivement conquis. Avec leur punk tantôt calme tantôt énervé avec une touche métallique, ils offrent une musique assez variée et accrocheuse. Mais ce que j’ai le plus apprécié, c’est ce côté déconneur et « prend la vie comme elle vient ». Car même si les textes de Valet de Trèfle traitent de sujets assez sérieux, le groupe n’hésite pas à y ajouter une bonne dose d’humour, car comme je l’ai toujours dit : on peut rire de TOUT, mais pas avec n’importe qui (donc pas Remi Gaillard, lol).

Après cette blague minable, je terminerais par adresser tout mon soutien au groupe qui va bientôt enregistrer une démo (vous allez aller loin les gars !!). Sinon, je vous souhaite d’excellentes vacances et on se retrouve fin août pour le prochain article ; sur ce, portez vous bien et profitez !

Toutes les autres photos du concert ici.

Thomas

Thomas

Alexandre

Alexandre

Nicolas

Nicolas

Mathias

Mathias

Valet de Trèfle, 11/07/14, Dourdan
Valet de Trèfle, 11/07/14, Dourdan
Valet de Trèfle, 11/07/14, Dourdan
Valet de Trèfle, 11/07/14, Dourdan
Slam 'till death !

Slam 'till death !

Valet de Trèfle, 11/07/14, Dourdan

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Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #concert, #demontool

Un peu plus d'un an après son dernier concert à Dourdan, les quatre thrashers de DemonTool remettent une nouvelle fois le paquet au Pitchtime, accompagnés de leurs amis de Charge. Retour sur une soirée plus que conviviale.

La soirée commence par le groupe Charge. Une petite présentation s'impose : Charge est un groupe créé en 2004. Musicalement, le groupe pioche dans le rock des trente dernières années pour arriver à un son brut, entre calme et agressivité, très proche du stoner. Ainsi, il arrive qu'on retrouve facilement des sons à la Muse et à la Metallica dans leur musique. Mais personnellement, le premier morceau qu'ils ont joué, « That's It », m'a directement rappelé Rage Against The Machine, ne serait-ce que par la tonalité de la guitare et de la basse.

En parlant de basse, ce qui singularise Charge n'est autre que son line-up. En plus de la formation standard (un bassiste/chanteur, un guitariste et un batteur), le groupe possède un second bassiste qui officie en rythmique. Bien que ce choix puisse perturber (j'ai eu la même réaction lorsque j'ai découvert que Periphery et Whitechapel possédaient trois guitaristes), il rajoute tout de même plus de puissance au son du groupe et renforce sa présence scénique.

Soulignons également la dextérité du guitariste sur le solo de « Just Want More », étonnement proche du style dans lequel officiait jadis un certain Chuck Schuldiner. Mais le morceau que j'ai le plus apprécié est « 84 » : entre ses backing vocals puissants, ses octaves à tout bout de chant et sa voix charismatique, il représente l'esprit du groupe, entre mélodie et offensivité. Comme j'ai l'habitude de le dire, on s'éloigne clairement de ce que j'écoute habituellement ; néanmoins la musique de Charge présente un vrai potentiel musical et scénique accessible par tous.

Place maintenant à nos quatre démons de l'Ile-de-France, le seul groupe ayant osé reprendre le thème de Capitaine Flam en version thrash : j'ai nommé DemonTool. Comme à son habitude, le groupe a pris soin d'installer son décor scénique : backdrop imposant, batterie avec double grosse caisse avec leur logo ; aucun doute là dessus, cette soirée s'annonce électrique ! En effet, dès l'instant où raisonnent les premières notes du mythique « Soleil Rouge » , le Pitchtime est plongé dans un thrash/heavy endiablé aux paroles épiques.

Au programme donc, une ribambelle de titres plus cultes les uns que les autres, extraits des deux albums de DemonTool (Soleil Rouge et Prophétie MMxII) à l'image de « Vampires », « Oppresseur » ou encore « Gladiateur ». Bien entendu, le public est lui aussi présent à 100....euh pardon 666% pour chanter avec le groupe sur des morceaux comme « Au Nom De Sparte » et « La Demeure Du Diable », annoncé par Christophe (le chanteur) comme un morceau traitant des rapports (plutôt durs et étroits) entre les enfants et la religion. Mais en fin de set, le bar se transforme en karaoké géant. En effet, le chanteur et le guitariste de Charge remontent sur scène avec DemonTool le temps d'un « medley Metallica », où les « Creeping Death » et autres « Master of Puppets » font le plus grand bonheur à l'assemblée (le chanteur de Charge, Ravin, qui dévoile une nouvelle fois ses puissantes capacités vocales, me tendra même le micro le temps de gueuler un « MASTER, MASTER ! », c'est pas beaux ça?). Ce « rappel » démontre la capacité des musiciens à s'adapter et à jouer ensemble.

Bon, étant donné que ce fut la quatrième fois que je les voyais (toujours à Dourdan en plus), je savais précisément ce que j'allais voir. Mais au final, un concert de DemonTool (ou de T.A.N.K), c'est un peu comme un kébab : c'est souvent la même chose mais c'est toujours aussi bon (best métaphore ever). Comme quoi, on ne change pas une bonne recette qui marche ; et ça DemonTool l'a très bien compris ! Cependant, toutes les bonnes choses ont une fin (comme dirait l'autre) ; après une reprise de « Resistance » d'ADX, DemonTool conclura son show par LE titre que tout le monde attend : LA reprise du générique de « Capitaine Flam ». Force est de constater que cet animé japonais des années 80 a toujours du succès....

Comme vous l'aurez (sans doute) compris, votre serviteur a encore passé une très bonne soirée en compagnie de ses potes de DemonTool. Bien qu'éloigné de mon style, Charge fut une très bonne découverte (allez écouter leur EP, ça vaut le détour), une musique chargée (pardon mais j'étais obligé) en bon rock' n' roll. Et que dire la prestation carrée et endiablée des DemonTool ? Mon seul regret est que le groupe n'ai pas joué « Insomniaque », mon morceau favori. Mais bon, c'était très bien et j'insiste sur le mot conviviale : en effet, comme c'est le cas à 95% dans les concerts, le public était en parfaite harmonie avec les musiciens, qui eux même l'étaient entre eux et entre la musique et....je m'arrête là car je vais devenir trop philosophique ! Je résumerai cet esprit de convivialité par le nom de l'association qui m'aide régulièrement à partager mes articles avec vous : Army of One.

Ah oui au fait, j'ai mon BAC ! Même si vous vous en foutez, je tenais tout simplement à vous communiquer ma joie.

Concert Metal, 28/06/14, Dourdan
Hetfield est-tu là ?

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L'amis Christophe toujours à fond !

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Les deux chevelus et poilus de la bande

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