Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Metal Universe

Metal Universe

Live-reports - chroniques - interviews

Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #chronique, #seaholder

Cela fait un certain temps que Metal Universe chronique de jeunes formations en devenir, des groupes remplis d’ambition et dotés de fort potentiel. Et avec le temps et le recul, il arrive que certaines écoutes se ressemblent plus ou moins, mais le groupe dont nous allons parler aujourd’hui n’a pourtant rien de commun : il s’agit de Seaholder.

Bien que je les ai découverts il y a quelques mois, Seaholder naquit en 2006 dans la banlieue sud parisienne. Véritable O.V.N.I musical, il m’est encore, à l’heure actuelle, difficile de définir le style du groupe. Mais le trio se revendique comme du « post/metal apocalyptique, renvoyant à l’image d’un monde qui s’effrite de plus en plus vite». En 2007, le trio sort sa toute première démo. Ce premier jet leur offrira l’opportunité de sillonner les scènes pour répandre leur pessimisme musical. Leur premier album voit le jour en 2012 sous le nom de HD855 12b.

Après une courte intro, « Skinball’s » commence avec quelques notes de guitare clean, rejointes très rapidement par des hurlements. Le calme revient grâce à un petit interlude mélodique ainsi que quelques douces lignes de guitares. Vient ensuite « Scarecrow ». Lui aussi doté d’une calme introduction, il s’agit très certainement de mon titre préféré de l’album. En plus de son rythme crescendo qui domine entièrement le morceau, on ressent clairement la haine, comme si cet épouvantail était un cri de révolte contre le monde dans lequel nous vivons.

Au fur et à mesure de l’écoute de l’album, on se rend rapidement compte que la quasi-totalité des morceaux possède le même schéma type : une intro clean avec de la gratte, une montée en puissance suivie d’un passage bourrin et une fin assez douce. Vous l’aurez sans doute remarqué, ici, l’accent est clairement mis sur le côté atmosphérique que sur la recherche musical et la technique. L’album renferme cependant quelques passages techniques, notamment sur le morceau « Fiction », offrant un rythme à contretemps et une voix à la Nergal (Behemoth).

Néanmoins, c’est bel et bien cette ambiance « planante » qui fait le charme du groupe, notamment grâce aux samples présentes à la fin de « Dreamer’s creek ». Toutefois, je le déconseille catégoriquement aux personnes suicidaires ou mentalement fragiles, car les ambiances doom, c’est cool, mais il ne faut pas en abuser non plus hein !

Mais l’objectif du groupe est de faire migrer l’auditeur dans une autre planète. Justement, en parlant de planète, le titre de l’album fait référence à l’exo planète orbitant autour de l’étoile HD855 12, située à 36 années lumières de la Terre (merci Wikipédia !). Bon, je ne vous cache pas que je n’ai pas l’habitude d’écouter ce genre de musique, ce qui ne m’a pas empêché d’apprécier cet album qui m’a fait planer jusque qu'à une galaxie lointaine, très lointaine… (je l’ai pas déjà faite, celle-là ?) Plus sérieusement, il est important de souligner l’originalité de cet album, car honnêtement, je ne crois pas avoir entendu quelque chose de similaire auparavant. Concernant l’avenir de Seaholder, j’ai ouïe dire qu’un second album était en préparation : nous verrons bien s’il sera aussi planant que son prédécesseur.

8/10

N’oubliez pas de rejoindre et de soutenir le groupe sur les réseaux-sociaux !

Pour voir le clip de « Dreamer’s Creek », c’est ici.

Merci à Olivier de m’avoir envoyé l’album.

Chronique de "HD855 12b" de Seaholder
Chronique de "HD855 12b" de Seaholder

Voir les commentaires