Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Metal Universe

Metal Universe

Live-reports - chroniques - interviews

Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #chronique, #praetoria
Chronique de "Mirror of Modernity" de Praetoria

Praetoria est un groupe originaire la région parisienne. Formé en février 2009, le groupe sort son premier EP intitulé The New Reign en avril 2011. Même si ce mélange de death metal et de metalcore fut bien accueilli par le public, il faudra attendre fin 2015 pour la sortie de leur premier album. Retour sur le dénommé Mirror of Modernity sorti sur nos platines en octobre dernier.

Dés les premières notes de "The Passenger", on pourrait presque s'y méprendre avec l'intro du célèbre "Bleed" de Meshuggah. Même si Mirror of Modernity se veut plus technique que The New Reign, ici l'accent est plus mis sur la rapidité et l'effet "rentre dedans", comme le montre ce sympathique breakdown à la toute fin du morceau. Cet effet "rentre dedans" se confirme avec le monstrueux blast beat en guise d'intro à la seconde chanson, à savoir "The Oath".

Je sais que c'est une habitude sur ce blog, mais j'aimerais prendre le temps de souligner et de saluer la maîtrise et la précision des musiciens. Praetoria n'a pas chômé durant la composition de leur album et le travail s'en ressent clairement. L'exemple qui m'a personnellement marqué est celui du batteur. Le cogneur (qui se nomme Jonathan Davenport) est une machine de guerre, tout simplement. Démontrant ses talents à chaque morceau, le bougre ne semble pas vouloir s'accorder une minute de répit.

Même si j'aime beaucoup l'intro lourde à la Heaven Shall Burn de "Lionheart", mon morceau favori reste cependant "Disaster of Mars". Pour résumer, "Disaster of Mars", c'est plus de cinq minutes de plaisir intense; certainement le titre le plus venère de l'album, la musique alterne intelligemment entre des grosses nappes de double pédale à la Slipknot et des passages en mid tempo. Bref,de la violence purement gratuite comme on l' aime !

Même si Praetoria se veut agressif, le groupe n'hésite pas sortir la guitare acoustique, histoire de nous reposer les oreilles le temps d'une "ballade" intitulée "Praetorians", ou alors pour conclure l'album en douceur, à l'image des dernières notes de "This World Immersed". Suis-je le seul à penser que ces dernières ressemblent étrangement à celles du mythique "Nothing else Matters" des Metallica ?

Pour conclure, Praetoria nous a concocté là un premier disque de très TRÈS bonne qualité. Précis, carré, technique et rapide, le groupe ne semble n'avoir rien à envier aux autres formations du genre. Les quelques reproches que je pourrais faire sont la quasi absence de solo (ils peuvent faire des plans de oufs, j'en suis persuadé), leur tonalité (j'ai une préférence pour celle de The New Reign) et peut-être un côté trop répétitif. A part ces quelques points, Mirror of Modernity est une grosse tuerie, bravo aux cinq Praeotiens.

7,5/10

Merci à Morgan de m'avoir envoyé l'album.

Photos prisent sur leur Facebook.

Chronique de "Mirror of Modernity" de Praetoria
Chronique de "Mirror of Modernity" de Praetoria

Commenter cet article