Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Metal Universe

Metal Universe

Live-reports - chroniques - interviews

Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #concert, #acdc

Le 26 mai dernier se tenait un événement national hors du commun : le grand retour du plus grand groupe au monde toutes catégories confondues, j’ai nommé AC/DC sur le sol français. Une date avait d’abord été annoncée pour le samedi 23 mai, mais en raison d’un immense succès prévisible, une seconde date fut annoncée trois jours plus tard...J'y étais...

Chose importante à savoir, c’est en partie avec AC/DC que votre serviteur a commencé à tremper dans la marmite du hard-rock, voire même du Heavy Metal (merci Maman), d’où une certaine nostalgie lorsque que j’entends une de leurs musiques, ou ne serait-ce que quand leur nom me vient aux oreilles.

En raison des récents événements liés à l’activité du groupe (procès de l’ex-batteur Phil Rudd, maladie de Malcolm Young) ainsi que de la rareté du groupe dans nos contrées (leur dernier passage français remonte à 2010), il me paraissait évident et surtout primordial de les voir au moins une fois dans ma vie. Et quoi de mieux qu’une escale parisienne à l’occasion de ce « Rock or Bust world tour » afin de découvrir la machine mythique australo écossaise??

C’est aux alentours de vingt heures trente que nous arrivons au Stade de France. Installés en tribune A, nous sommes quasiment en face de la scène, ce qui nous donne une vue d’ensemble assez sympathique ! Les olas font le tour du stade, les cornes clignotent et la tension monte ; jusqu’à ce que les écrans diffusent un court métrage en guise d’intro. On y voit deux cosmonautes dans l’espace, projetés par une comète, qui n’est autre que le logo du groupe enflammé ! Et c’est là que l’enfer sur terre arrive….

Les quatre accords de « Rock or Bust » raisonnent dans le stade, les musiciens font alors leur entrée sous un tonnerre d’applaudissements d’une foule en délire ! J’avoue ne pas avoir écouté plus de deux titres du dernier album, mais mon Dieu que ce titre est puissant et jouissif en live ! Le groupe enchaîne direct avec un « Shoot to Thrill » foudroyant qui envoie bien comme il faut.

Notons qu’en plus du chanteur Brian Johnson, du guitariste Angus Young et du bassiste Cliff Williams, AC/DC dispose de deux nouveaux membres : Stevie Young à la guitare rythmique (neveu de Angus et Malcolm, il arbore fièrement la Gretsch de ce dernier) ainsi que Chris Slade à la batterie. Au premier abord, on pourrait être dépaysé de ne pas retrouver la formation que le groupe nous a montrée depuis sa renaissance en 1980 (décès de Bon Scott suivi de la sortie de Back in Black).

Mais les deux « petits nouveaux » s’en sortent très bien, notamment en interprétant des chefs-d’œuvre musicaux. En parlant de de chefs-d’œuvre, en guise de setlist, le public a le droit à une sorte de best-of. Il faut dire qu’avec ses 42 ans ( !) de carrière derrière lui, AC/DC avait plutôt le choix en matière de classiques. C’est ainsi que se côtoient « Thunderstruck », le mythique et puissant « Back in Black », morceau que j’attendais le plus, « High Voltage », « T.N.T », « Let there be rock », « You shook me all night long » ainsi que les plus récents « Rock ‘n’roll train » et « Play ball » ; il y a au moins de quoi raviver toutes les générations.

Bien entendu, qui dit AC/DC dit spectaculaire ! Sans parler des flammes omniprésentes sur toute la durée du set, les titres s’accompagnent de plusieurs effets visuels forts bien ficelés. Par exemple, une gigantesque cloche raisonnera et pendra au-dessus des musiciens lors d’un « Hells Bells » démoniaque. Mais le groupe ne s’arrête pas là et va même jusqu’à montrer en arrière-plan une monstrueuse femme en petite lingerie pendant « Whole lotta Rosie ».

Après plus d’une heure trente de live (qui est passée très rapidement), la machine australienne reprend le devant de la scène pour un ultime rappel, marqué par les trois simplistes et absolument mythiques accords de « Highway to Hell », ainsi que par les coups de canons (dont j’ai encore la résonance dans les oreilles) d’un « For those about to rock (we salute you) » qui mettent fin à une des plus belles soirées de toute mon existence.

Ce qui est formidable avec AC/DC, c’est qu’en plus d’avoir marqué le Rock ‘n’ Roll ainsi que des générations toutes entières, c’est que l’on a l’impression de connaître tout leur répertoire. En effet, admettons-le, quasiment toutes leurs chansons se ressemblent car elles ont toutes ce fameux rythme en mid-tempo et ces trois accords caractéristiques (à savoir le Mi, le La et le Ré). Inutile de vous dire que cette soirée restera pour longtemps gravée dans mon esprit (voir AC/DC avec ses parents, son frère et son meilleur pote, qui eux aussi ont été « marqués » par leur musique, ça en jette!!).

Pendant tout leur set, j’ai eu ce regard de gamin et toute cette nostalgie liée à ces « papys du rock ». J’avoue être un tout petit peu déçu par la communication quasi-inexistante de Brian Johnson (seulement des « Are you ready ? », « Good night, Paris ! ») ainsi que de ne pas avoir eu « If you wanna blood (you got it) ». Le solo de ce diablotin nommé Angus était peut être un peu long à mon goût. Remarque de mon côté « chieur guitaristique » : tout le set a été joué dans une tonalité plus grave que l’originale (un demi ton en dessous de l’accordage de référence en Mi standard), ce qui n’est pas passé outre mes oreilles sensibles et adoratrices de la tonalité d’origine ! Bref, mise à part ces détails minimes, ce fut incroyable. Encore un show à ajouter à mon top 5 de mes meilleurs concerts ever.

Fire is coming....

Fire is coming....

AC/DC @ Stade de France, 26/05/15
Vue de la tribune X

Vue de la tribune X

AC/DC @ Stade de France, 26/05/15
AC/DC @ Stade de France, 26/05/15
Des étoiles pleins les yeux !

Des étoiles pleins les yeux !

AC/DC @ Stade de France, 26/05/15

Commenter cet article