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Metal Universe

Metal Universe

Live-reports - chroniques - interviews

Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #slipknot, #concert, #paris, #zenith

Cela faisait un long moment qu'on l'attendait, et le voici enfin : le retour tant attendu de Slipknot en France et plus particulièrement à Paris ! En effet l'hydre masqué de l'Iowa n'avait pas foulé le sol français depuis 2011, lors du Sonisphere (I was there). C'est donc à l'occasion de ce Prepare for Hell Tour que le groupe a fait escale au Zenith de Paris le 29 janvier dernier en compagnie de King 810.

Comme vous le savez surement, Slipknot est mon groupe préféré depuis maintenant six ans et compte énormément pour moi. Et comme l'occasion ne s'était encore jamais présentée, j'ai décidé de "tester" le concept du Meet & Greet. C'est donc vers 15h30 que je suis rentré dans la salle en compagnie des autres V.I.Ps afin de rencontrer mes idoles. Après s'être fait remettre notre pass ainsi que notre poster collector, nous nous dirigeons dans un couloir près de la scène. Et au bout d'un petit quart d'heure, Corey Taylor (chant) ainsi que les deux percussionnistes Chris Fehn et Shawn Crahan viennent nous rejoindre.

Pendant une petite heure, les trois membres, très décontractés et adorables, signent des objets en tout genre, prennent des photos ou discutent avec les fans. Et puis, comme ce n'est pas tous les jours qu'on se retrouve face à face avec le chanteur de son groupe favori, j'en ai profité pour faire un câlin avec Corey Taylor himself. Je dois avouer que 250 boules pour un poster, un pass VIP, une entrée en avance et une rencontre de 50 minutes, ça fait un peu mal. Mais je ne regrette absolument pas, j'ai passé un moment formidable et inoubliable.

Après ce moment magique, je me dirige aux barrières côté gauche, histoire d'être au plus proche de Jim Root (guitare), dans le but de chopper un médiator ou tout simplement pour l'admirer. Après plus d'une heure et demi d'attente, King 810 entre enfin sur scène. En guise de décor scénique, nous avons le droit à deux membres du crew portant un bandana reprenant le logo du groupe, un gigantesque backdrop et deux drapeaux avec les inscriptions "God help us save Flint" et "Welcome to Murdertown" (surnom donné à leur ville de Flint, connue pour ses crimes atroces). Le set commence par "Killem All". Rien à voir avec l'oeuvre de Metallica, ici il s'agit d'un Metal lourd sans concession. Tantôt lent, tantôt rapide et hardcore, leur musique aborde des thèmes assez chauds comme la violence, la mort, les armes et encore la violence.

Musicalement, j'adore King et j'en suis devenu acro. Il faut dire que leur premier album Memoirs of a Murderer renferme de vraies pépites aussi bonnes en live qu'en studio à l'image du monstrueux "Desperate Lovers".Les seuls reproches que j'aurais à faire sont les répétitions fréquentes ainsi que le jeu de scène des musiciens. En effet, les rythmes ont trop tendance à se ressembler, ce qui donne une impression de déjà vu. Et concernant le jeu de scène, certains en font beaucoup trop, comme par exemple le bassiste en mode "ultra venère" (peut-être à cause de son micro qui ne fonctionnait pas....). Malheureusement le public n'est pas trop réceptif, il ne demande qu'une chose : SLIPKNOT.

Quand on parle du loup, le groupe ne tarde pas à montrer le bout de son nez sur l'intro "XIX", extrait du génial .5 : The Gray Chapter. La pression monte jusqu'au levé de rideau, dévoilant une scène immense investit par 9 fous furieux masqués. Si le set de King était plutôt calme niveau pogo, il en sera l'inverse pour Slipknot : dès le premier cri de Corey pendant l'intro de "Sarcastrophe", des moshs commencent à prendre forme et me compressent contre les barrières : c'est la guerre ! Comme à son habitude lorsqu'il vient nous rendre visite, Corey n'hésite pas à placer quelques mots en français : "Criez avec moi ! ", "Merci les amis !".

Sur scène, c'est le chaos. Tout les membres sont à fond, comme s'ils n'avaient pas pris une ride : Sid Wilson (DJ) saute du tremplin de la batterie (sans faire de slam), Chris et Shawn (percus) font leur rôle de clowns; mais il y a un membre qui se distingue des autres, Jim Root, et je ne dis pas ça parce que c'est mon idole. Principal compositeur du dernier album, le #4 n'a rarement été aussi déchaîné : il headbangue à s'en détacher la barbe, saute, harangue et scrute du regard les premiers rangs caché, derrière son masque de bouffon diabolique et mystique. Soulignons également le talent des deux nouveaux membres de la horde dont l'identité n'a pas encore été officialisée. Même si Joey Jordison était au top niveau, le nouveau batteur s'en rapproche quasiment et le successeur de Paul Gray remplit bien sa tâche même si on le sent encore un peu trop en retrait.

Niveau son, c'est pratiquement parfait. J'ai rarement vu un concert avec un son aussi que ce soit pour la voix que pour les instrus. Néanmoins petit bémol pour la basse pendant "Eeyore". Effectivement, Slipknot a bien joué le rarissime "Eeyore", morceau caché du premier album ! A propos de la setlist, nous avons le droit au meilleur de Slipknot tout simplement. Sauf que quand on a une disco parfaite, il faut bien faire un tri et prendre le meilleur du meilleur. Au programme des nouveautés ("Sarcastrophe", "The Devil in I", "The Negative One", l'énorme "Custer" au refrain équivoque) mais aussi des hits tel "Psychosocial", seul morceau d'All Hope is Gone joué, "The Heretic Anthem", "Duality" et la liste est longue.

On pourrait toujours chipoter sur le fait qu'ils n'aient pas joué les classiques "Eyeless" et "Disasterpieces" ou bien qu'ils mettent encore à l'écart les chefs d'oeuvres oubliés d'All Hope is Gone ("This Cold Black", "Gematria" et "Wherein Lies Continue") et de leur dernier opus ("AOV", "Skeptic", "Nomadic"). Mais, comme je l'ai dit, il faut bien trier. Et l'ambiance dans tout ça ? Elle est 100%..euh pardon 666% positive et chaleureuse. Le groupe tout comme le public s'éclate (à l'image de votre serviteur qui avait la banane et était à donf pendant tout le long du concert, tel un gamin devant son dessin animé préféré, voir les photos).

Mais la fin approche et quoi de mieux que de finir une tuerie par un autre massacre ? Après le traditionnel "jumpdafuckup" qui verra le public s'asseoir lors de la fin de "Spit it out", le groupe revient une dernière fois à la charge, le temps d'un rappel dévastateur. L'intro "742617000027" laisse place à l'inévitable et bruyant "(SIC)", s'ensuit le mythique "People = S#!t" dont le refrain est repris par toute l'assemblée; et le chaos s'achève après une heure trente de brutalité par le très attendu "Surfacing", histoire d'achever les survivants du pit.On ne pouvait pas faire mieux comme rappel !

Bilan de cette soirée : c'était génial, tout simplement énorme. Une bonne claque de la part de King et une leçon de vie de Slipknot. Un son parfait, une setlist efficace, une ambiance de ouf, que demander de plus ? Et même si je n'ai pas revu mon Jim lors du Meet & Greet, j'ai passé un moment très agréable avec Chris, Shawn et Corey. Un live qui rentre sans hésitation dans mon top 5 de mes meilleurs concerts. Une soirée que j'ai encore du mal à réaliser.

Récit d'un Maggot aux étoiles plein les yeux.

Avec Chris Fehn #3

Avec Chris Fehn #3

Avec Shawn Crahan #6

Avec Shawn Crahan #6

Avec Corey motherfuckin' Taylor #8 (!)

Avec Corey motherfuckin' Taylor #8 (!)

J'ai toujours aimé les câlins, surtout avec le chanteur de Slipknot !

J'ai toujours aimé les câlins, surtout avec le chanteur de Slipknot !

Slipknot + King810, Paris, 29/01/15
Corey Taylor

Corey Taylor

Jim Root #4

Jim Root #4

Slipknot + King810, Paris, 29/01/15
Sid Wilson #0

Sid Wilson #0

Slipknot + King810, Paris, 29/01/15
Slipknot + King810, Paris, 29/01/15
Le nouveau bassiste

Le nouveau bassiste

Slipknot + King810, Paris, 29/01/15
Shawn Crahan

Shawn Crahan

Slipknot + King810, Paris, 29/01/15
Poster signé

Poster signé

Pass VIP svp

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Au premier rang sur http://www.concertlive.fr/ (Copyright) !

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