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Metal Universe

Metal Universe

Live-reports - chroniques - interviews

Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #festival, #concert, #T.A.N.K

La France regorge de festivals dédiés à notre Metal. Mais si nous voulions parler de ceux qui marchent le mieux, le Motocultor en ferait très certainement partie. Depuis sa toute première édition en 2007, le festival (qui se déroule en août dans la région de Vannes en Bretagne) n’a cessé d’augmenter année après année.

Ce succès est évidemment dû à l’organisation globalement satisfaisante mais aussi à la qualité et à la diversité des groupes qu’ils ont l’honneur de recevoir. Faites péter les tracteurs et les pioches : retour sur le premier jour du festival.

Si le 15 août est un jour théoriquement férié, les festivaliers sont pourtant venus en masse pour cette première journée de festival qui s’annonce très ensoleillée….ou pas (nous y reviendrons mais je sais que celles et ceux qui y étaient aussi savent de quoi je veux parler, n’est-ce pas ?). Après une « petite » pose ravitaillement au camping (et oui quatre heures de train ça fatigue), nous nous dirigeons vers la Dave Mustage (oui, c’est vraiment le nom d’une des deux scènes, l’autre s’appelant la Supositor Stage) afin d’observer de plus près nos frenchies de Temple of Baal.

Formé en 1998, Temple of Baal nous baptise d’un black metal 666% evil aux sonorités lourdes et death qui me rappellent The Order of Apollyon (en même temps c’est le même guitariste, ça aide) . Ce représentant phare de la scène black française en profitera pour nous interpréter des titres de leur dernier méfait (Verses of Fire) comme « Golden wings of Azazel » ou « Wall of Fire», sans oublier les plus anciens « Slaves to the Beast » et autres « Hate is my Name » qui font leur petit effet. Malheureusement, le début du set sera gâché par un son tellement horrible que même le diable lui-même n’en voudrait pas !

En parlant du bon vieux Lulu(cifer), un des seuls reproches que je ferais au groupe est leur attitude scénique beaucoup trop « evil ». En effet, on ne compte plus les « Hail Satan ! » hurlés par le chanteur ou leurs expressions faciales démoniaques. Les mecs sont dans leur truc, c’est bien mais un petit sourire, ça fait de mal à personne hein, les gars ? Un groupe dont j’ai souvent entendu parler et que je suis content d’avoir vu ! Un élément m'a pourtant troublé pendant leur set : lors d'une chanson, j'ai vu deux couples s'embrasser en même temps. C'est vrai qu'il n'y a pas plus romantique qu'un bon gros concert de black metal ! C'est là que je me dis qu'une âme soeur ne serait pas de trop....mais je m'égare !

Après cette dose de black (metal), nous nous rapprochons au plus près de la Dave Mustage afin de profiter au maximum du concert de T.A.N.K (Think of a New Kind). Un peu plus d'un an après sa venue au Hellfest, nos cinq parisiens font une petite halte en Bretagne pour nous en mettre plein la vue avec son mélodeath réglé comme il faut. Clément (le batteur) n'est malheureusement pas de la partie, c'est donc Bastos (Deep in Hate, L'Esprit du Clan) qui s'occupe de marteler les futs. Le soleil était là, le matos était installé, tout semblait donc idéal pour passer un bon moment. Mais n'oubliez pas que nous sommes en Bretagne, et qu'est-ce qui fait la réputation météorologique de la région ? Une putain de pluie qui tombe d'un seul coup !

En effet, c'est sous une saucée monumentale que nous attendons tous la montée de T.A.N.K sur scène. Par mesure de sécurité, le groupe dû attendre un bon moment avant de commencer leur set (qui fut amputé de pas mal de titres). Le public ne boude pas son plaisir malgré le temps. Certains vont même chanter ou jusqu'à se jeter dans la boue pour les plus extrêmes (ou alcoolisés). Finalement, T.A.N.K monte enfin sur scène avec « The Raven's Cry ». Visiblement en pleine forme à l'image du chanteur Raf qui est décidémment un slammer accompli, nos cinq parisiens nous joueront tout de même cinq titres et pas des moindres puisque ce ne sont que des morceaux issus de leur premier album The Burden of Will (excepté « The Raven's Cry »). Outre le cultissime « T.A.N.K 09 » et autres « Brother in Arms », le public à le droit à un « Disturbia » de folie que je n'avais pas entendu depuis longtemps. Une setlist efficace mais j'aurai beaucoup aimé entendre la version live de « Spasms of Upheaval ». En plus de nous offrir un show carré et énergique , T.A.N.K déclenchera le tout premier wall of death (boueux) du festival sur un « Beautiful Agony » endiablé ! En bref, un show monstrueux....mais pluvieux. Comme quoi un concert de T.A.N.K, ça se mérite !

Après cette terrible biffle, mes cervicales ont besoin de se reposer (au moins de quoi tenir jusqu'à Dagoba), c'est pourquoi nous décidons de faire le tour du propriétaire. Comme le site du festival n'est pas démesuré, le public peut facilement voir et profiter des groupes tout en faisant son shopping. C'est donc sous le thrash revival de Havok et le second degré acoustique made in Canada de Mononc'Serge que nous parcourons les divers stands des nombreux exposants que nous connaissons tous en quête d'un patch Behemoth que j'ai finalement trouvé.

Nous regagnons peu à peu les barrières de la Dave Mustage. Pendant que les membres de Dagoba installent leur matos, la Supositor Stage est sous l'emprise de Dawn of Might, les vainqueurs du tremplin. Malheureusement, je n'ai pas pris le temps d'écouter leur musique comme il se devait, car leur brutal death aux penchants mélodiques avait l'ait très intéressant. Il faut dire que mes yeux et mon esprit se sont directement tournés vers Franky Costanza, qui, même pendant les balances se donne (peut être trop) à fond. Peu de temps avant que Dagoba ne commence son set, le ciel Breton nous ofra une deuxième facia...saucée (moins violente que la première) dont on se serait tous passé !

Ils est dix-huit heures, c'est l'heure de prendre une dose bien méritée de gros Metal made in Marseille de nos chers Dagoba. Le quatuor, qui s'est déjà produit au Motocultor en 2010, fait son entrée sur « I, Reptile », extrait de Post Mortem Nihil Est. Avec ce riff efficace qui te fracasse en bouillabaisse dés les premières notes « I, Reptile » est très certainement le meilleur choix d'ouverture possible ! Malheureusement, le groupe n'est pas programmé en tête d'affiche (comme j'avais été habitué à les voir), exit donc les « The Fall of Men » et « Kiss me Kraken ». Mais point d'inquiétude, Shawter et sa bande savent comment nous faire plaisir !

Au menu, un set regroupant les meilleurs titres du groupe à l'image de « Black Smokers », le rentre dedans « The Things Within » mais aussi des plus récents comme « The Great Wonder » ou encore « When Winter... ». Shawter,(chant) qui a toujours la pêche et fier d'être Marseillais, essaye tant bien que mal de reproduire le désormais culte wall of death réalisé au Hellfest cette année. La configuration du festival et le nombres de personnes ne le permettent cependant pas. En revanche, le bougre réussira l'exploit de provoquer un circle pit géant autour de la console du son pendant « It's all about Time » ! J'avoue que je n'avais jamais vu un circle pit de ce genre ! Ce schéma se répétera jusqu'à la fin de la dernière chanson, « The White Guy and the Black Ceremony ».

Comme d'habitude, les morceaux sont millimétrés, les musiciens sont toujours en rythmes et mobiles à l'image de Z (le guitariste, qui s'est parfaitement intégré à la bande)et Werther (le bassiste) qui ne cessent de sautiller. Grâce à toute cette énergie et à leur progrès, le groupe a clairement atteint un niveau professionnel en quelques années. On comprend pourquoi Dagoba fait partie des quelques groupes français qui s'exportent le mieux à l'étranger (rappelons cette tournée aux côtés de Dir en Grey aux USA l'hiver dernier, rien que ça). Le seul reproche qu'on pourrait faire au combo est cette récurance et cette impression de déjà vu. Mais personnellement ça ne me dérange pas, je suis bien content de les avoir revu tout en me déchainant au son de ces morceaux que j'adore, et j'espère sincèrement les revoir très rapidement. Ma claque du festival. Pour l'anecdote, à la fin du dernier morceau, Z a joué un des thèmes de Star Wars avec sa guitare. En même temps, venant d'un groupe qui s'appelle Dagoba(h), c'est le minimum syndical !

Changement radical de style avec un duo Nantais qui a lui aussi été programmé sur l'affiche du festival par le passé : Andréas & Nicolas. Si ce nom ne vous dit pas grand chose, celui d'Ultra Vomit devrait vous rafraîchir la mémoire. Car même si on y retrouve Nicolas Patra (aka Foetus) au chant et à la guitare, c'est de ce duo que provient le très célèbre « Je collectionne des canards (vivants) », d'où l'apparition d'Andréas Martin dans le clip du combo grindcore. Mais ce soir, l'ambiance n'est pas grind pour un sous, elle est plutôt enfantine.

Et à en juger par les décors scéniques regroupant des poupées, des palmiers gonflables, une Table à repasser ainsi que d'une batterie double grosse caisse (taille enfant) et d'un masque de canard (évidemment), c'est un show très « WTF » qui s'annonce ! Après qu'une voix nous annonçant que nous venons d'atérir dans une autre dimension où le cerveau est obsolète, Andréas & Nicolas entrent en scène, tous deux vêtus d'un peignoir et de masques d'Iron Man, le tout sous une musique de la conquête spatiale, avant que les premières notes de « Putain ! Putain ! Putain ! » retentissent ; le ton est lancé.

C'est dans un tonnerre de blagues et d'allégresse que s'enchaîne la prestation de Andréas & Nicolas. Le jeu de scène, renforcé par la présence d'un Singe batteur et d'un Coq claviériste-slammer et fée du logis à mi- temps ne cessera d'amuser un public visiblement conquis ! Même si « Je collectionne des canards » était d'une évidence rare, le duo nous interprétera d'autres pépites de son répertoire dont des extraits de Singes du futur (leur dernier disque) comme « Chatroulette », « S**** Salope », ou « En Abitibi ». Alors oui, c'est décalé et très éloigné du Metal, mais qu'est-ce que c'est bon ! Une bonne tranche de rigolade est toujours acceptée à l'apéro. De plus, pour un fan de jeu de mot débile comme moi, ce concert était une véritable aubaine.

Il est temps pour nous d'aller rendre une petite visite à Dagoba au stand dédicace. En effet, l'idée de les rencontrer et d'échanger avec eux m'était cher. Dommage pour nous, car nous arrivons un peu tard : Z est en pleine interview, Werther n'est plus là, Shawter est visiblement parti chercher du merch ; il ne nous reste « que » Franky Costanza (excusez moi du peu). C'est avec une décontraction totale et sereine que le célèbre batteur est venu discuter avec nous. Bien entendu, je n'ai pas pu m'empêcher de lui poser la question fatidique qu'il doit recevoir près de 3 945000 fois par jour : « comment avez-vous fait pour atteindre un tel niveau de batterie ? ».

Tel un grand sage de la musique, il m'a répondu « J'ai travaillé à fond pour égaler voir surpasser mes idoles. Je passais près de 6 heures par jour sur ma batterie, je m'enfermais dans le studio et je me donnais à fond. Mon secret, c'est la détermination. ». Cette réponse doit être prise comme une leçon pour tous les jeunes musiciens qui veulent progresser ainsi que les autres qui veulent s'élever dans quelques autres domaines. Après cette sage morale, nous assistons au show de Ensiferum posé dans l'herbe, tel des hippies écoutant de la musique celtique. Une presta sympa mais je n'ai jamais été un grand fan de folk. On retiendra la phrase désormais culte de Petri (chant, guitare) en fin de set « Stop throwing mud ! », car oui, le public adore les batailles de boue.

Après avoir sympathisé avec d'autres festivaliers, nous décidons de refaire le tour des stands afin de dénicher d'autres bonnes affaires tout en écoutant Entombed AD. Qualifié d'héritage d'Entombed par L-G Petrov (chant), Entombed AD n'est autre que la version 2014 du célèbre monument du death Suédois, amputé du guitariste fondateur Alex Hellid. Dernier album en date, Back to the Front était censé sortir en 2013 mais la sortie fut repoussée à cause de la séparation avec Hellid. Malgré, cette perte, les Suédois sont en forme et ne se privent pas pour jouer des titres du « vieux » Entombed, mais aussi deux nouveaux titres dont « Pandemic Rage », qui montre que le death old-school des Suédois à encore de belles heures devant lui !

A bientôt vingt-trois heures, notre estomac crie famine de plus en plus fort, c'est le moment d'aller se restaurer. Et quoi de mieux que de déguster une bonne pizza devant un concert ? Bon après il faut choisir son groupe, car si vous choisissez Trollfest comme nous l'avons fait, vous risquerez d'avoir du mal à manger tellement ils sont captivants ! On dit souvent qu'il ne faut pas se fier aux apparences, mais quand on voit le look de la bande Norvégienne ainsi que leur nom, il ne faut pas être devin pour prédire que ce groupe va tous troller, un peu comme l'avait fait jadis dans nos contrées un certain Bawdy Festival mais dans un autre délire.

Sachez qu'ils ont des blouses blanches de médecins et que le chanteur porte une lampe frontale sur le crâne ; rajoutez à ça un accordéon pour le côté folk et vous obtenez Trollfest ! Pour être honnête, c'est assez agréable à voir, l'instru est cool et ce côté déconneur donne la pêche ! Ah oui, en fin de set, le groupe jouera une version Metal trollesque du hit « Toxic » de Britney Spears. Certes, Children of Bodom nous avais déjà fait le coup avec « Oops ! I did it again », mais rien que pour le fait d'entendre « Toxic » sur une instru bourrine et de l'accordéon, je les respecte.

Place maintenant à la toute première tête d'affiche du festival : j'ai nommé Kreator ! Après avoir reçu Destruction et Sodom en 2010, la production peut enfin se vanter d'avoir eu les fammeux DSK Allemand (ou le Big 3 of teutonic thrash metal dans la jargon), c'est pas beau ça ? Quand je les ai vu lors de la première édition du Mennecy Metal Fest, j'avais été littéralement conquis par leur show ! Et fort heureusement pour nous, il en sera de même pour ce soir !

Comme à son habitude, le groupe commence son set par « Phantom Antichrist », extrait du dernier album du même nom. Très vite, Mille Petrozza (chant, guitare) manifeste sa joie de se produire au Motocultor pour la première fois. Visiblement ému, le gaillard multiplie les « Thank you France ! ». Bien entendu, le show se passe bien, mais nous sommes arrivés trop tard et tout est blindé. Nous sommes donc restés près de la console du son. Si la vue était satisfaisante, l'ambiance elle, était moisie. Pas de headbang ou très peu, beaucoup moins de hurlements.... Une différence avec une fosse brûlante que Mille a remarqué en disant que les « gens du fond n'était pas assez chaud pour Kreator ».

Question setlist, le combo Allemand nous interprétera pas moins de onze morceaux, ce qui (je dois l'avouer) est peu pour un groupe de cette envergure. Au programme les titres clés de la discographie de Kreator, de OutcastPhobia ») à Endless PainTormentor », « Endless Pain »), Pleasure to KillFlag of Hate », « Pleasure to Kill ») en passant par Phantom AntichristPhantom Antichrist », « From Blood into Fire » et « Civilization Collapse »).

Rien de bien original, mais comme on dit, « on ne change pas une bonne équipe qui gagne », et ça Kreator l'a très bien compris ! Même après un set bourré de haine et d'énergie, je reste sur ma fin après la fin de « Tormentor », un petit « United in Hate » n'aurait pas été de trop, mais ce fut un bon concert et je suis content de les avoir revus. Le froid et la fatigue commencent à prendre le dessus, c'est pourquoi nous repartons au camping émerveillés en s'endormant sous le brutal death de Malvolent Creation (je recommande, on s'endort vachement bien avec ce genre de groupe!).

Ce fut ma « première fois » au Motocultor et je pense que ça ne sera pas la dernière ! Des groupes de qualités (même revus et revus, c'est toujours un plaisir de revoir ses groupes favoris), une configuration qui s'avère optimale, de la bonne bière et des gens sympathiques. Il y a tout de même un petit détail qui m'a particulièrement courroucé : les festivaliers détenteurs du bracelet un jour ne peuvent pas sortir du festival même pour allez au camping, sinon c'est sortie définitive. Je ne sais pas pourquoi les orgas ont décidés ça mais je trouve que c'est débile et peu pratique ; par exemple, quand il s'est mis à pleuvoir, nous avons pas pu aller chercher nos vestes au camping. Mais un pote de mon acolyte qui restait les trois jours est gentiment parti les chercher (j'ai oublié ton nom mais mille merci à toi, âme ô combien charitable). Mis à part ce détail, le reste de l'orga était plus que satisfaisante. Pour info, le festival a accueili 17 ooo festivaliers durant les trois jours, un chiffre record qui s’annonce très très bon pour les prochaines éditions !

Avis à mes lecteurs : cette année marque ma rentrée à l'université. Il y a donc de fortes chances pour que je sois moins présent qu'auparavant. Mais je n'abandonne pas mon blog pour autant, et j'espère écrire autant que possible. Bonne rentrée à ceux qui sont encore en vacances !

Temple of Baal

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T.A.N.K

T.A.N.K

Motocultor Festival, 15/08/14, St.Nolff
Maman Alien est aussi de la partie !

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Dagoba

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Motocultor Festival, 15/08/14, St.Nolff
Si vous avez l'oeil, vous pouvez apercevoir Stéphane Buriez (Loudblast) sur le côté de la scène

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Motocultor Festival, 15/08/14, St.Nolff
Avec mes potes de T.A.N.K qui me supportent depuis plus de trois ans maintenant ! Toujours aussi cools

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Ensiferum (de loin)

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Andréas & Nicolas

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Et un bain de foule pour la route, un !

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Avec Mr.Franky Costanza en chair et en muscles !

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Un morceau de ma veste signée par Raf et Franky

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Kreator

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Motocultor Festival, 15/08/14, St.Nolff
Reveil difficile....

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