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Metal Universe

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Live-reports - chroniques - interviews

Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #chronique, #deflesher

Pour ce dernier article postbac (et ouais première épreuve la semaine prochaine, souhaitez-moi bonne chance !), nous allons chroniquer un groupe dont je vous avais déjà parlé dans deux live-reports, une jeune formation extrême, qui a particulièrement retenue mon attention : j’ai nommé Deflesher.

Deflesher est un groupe de Death Metal né dans les studios de la fameuse MJC de l’Usine à chapeaux de Rambouillet. Privilégiant la scène, le "Cannibal Corpse des Yvelines" donnera pas mal de concerts en 2013 afin de se faire connaître et de propager sa musique. En début d’année, Deflesher sort enfin sa toute première démo : un EP cinq titres intitulé Once upon the Carnage, enregistré et mixé par Francesco Ugarte (bassiste de Pitbulls in the Nursery) dans son Dark Wizard Studio.

Après une courte intro crescendo qui annonce directement la couleur du disque, c’est bel et bien avec « Dysentry » que le carnage commence. Malgré le nom qui lui a été donné, ce titre n’a pourtant rien d’une diarrhée auditive… Enfin… pour les non-initiés peut-être, mais pour un amateur de Death Metal, cette « Dysentry » n’est ni plus ni moins qu’un must, mais j’y reviendrai. S’ensuit « Cryptic World », morceau qui révèle toute la maîtrise du batteur avec ses breaks en mid tempo, ses blasts-beats incessants et ses coups de double pédale en fin de morceau.

Si les deux morceaux précédents étaient joués en drop B, les guitares se muent en drop D à partir de « The Waste Makers », ce qui rajoute une dimension plus old-school aux compositions du groupe. Comme je l’ai dit, Deflesher officie dans un Death Metal extrêmement bourrin où se regroupe pas mal d’influences. Outre la ressemblance physique de certains membres du groupe avec ceux de Cannibal Corpse, la patte floridienne du Brutal Death se ressent énormément dans les morceaux de Deflesher, comme le solo de guitare de « Once upon the Carnage », qui sonne vraiment à la Pat O’Brien. On reconnait également du Dying Fetus, ne serait-ce que dans la voix du chanteur alliant growl et pig squeals ainsi que dans les passages en slam, notamment à la fin de « Dysentry ».

Bien que ces cinq morceaux me satisfassent tous, il y en a tout de même un que j’apprécie tout particulièrement : il s’agit de « Dysentry ». Ce titre jouissif renferme tous les ingrédients essentiels pour monter au septième ciel : déjà une intro bien badass qui donne envie d’headbanguer dès le début, une rythmique saturée, une basse bien lourde, une grosse double pédale, une « pitite » intervention mélodique et un break dévastateur.

Comme vous le savez, j’ai eu la chance de les voir en live à deux reprises (mes cervicales s’en souviennent encore), et bien je peux vous garantir que le passage au CD s’opère sans difficulté et avec succès. En effet, Deflesher nous propose là un contenu assez mature pour un premier disque qui s’écoute très facilement (je l’ai réécouté pendant une journée entière après l’avoir acheté et je continue de l’écouter régulièrement, c’est pour vous dire ! Je vous conseille de l’écouter dans le bus pour aller au bahut, ça réveille et ça met la patate). Je ne veux pas faire mon lèche-bottes, mais Once upon the Carnage est un EP tout simplement gigantesque, violent à souhait où se regroupent bon nombre d’influences du style (mention spéciale pour l’artwork réalisé par le chanteur, dont le verso du CD me rappelle celui de Torture de Cannibal Corpse). Je pense cependant que la musique serait encore meilleure et plus brutale qu’elle ne l’est déjà avec plus de solos de guitares, quelques rythmes plus techniques en contretemps et plus de passages slam. Bon à ce niveau-là ce n’est qu’un détail (c’est mon côté chieur guitariste qui parle), mais je pense que les guitares auraient encore plus de gueule accordées en drop A, je trouve que cela correspond mieux au Brutal Death, mais ce n’est que mon avis !

Je conclurais cette chronique par ce que j’ai dit lors d’un précédent report : celles et ceux qui s’attendent à trouver de la tendresse et de la mélodie dans la musique de Deflesher peuvent tout simplement (mais surement) aller se faire fister par un âne. En revanche, les amateurs de GROS bourrin ou les amateurs de Death Metal en général ne pourront qu’apprécier cette démo, qui, je l’espère (et j’y veillerai), fera de Deflesher une des nouvelles sensations majeures du Brutal Death Metal tricolore (cocorico). Après j’y vais peut-être un peu fort (ou pas, ce n’est que mon avis), mais Deflesher est tout simplement LE groupe qui manquait en France, une musique ultra violente digne d’un Cannibal Corpse, orchestrée par des mecs ultra cool ; alors rien que pour ça, je les remercie et je les respecte pour leur créativité.

9/10

N'hésitez pas à soutenir le groupe sur les réseaux-sociaux et à vous procurer ce petit bijou qu'est Once Upon The Carnage ! Pour écouter quelques morceaux, c'est ici.

Chronique de "Once Upon The Carnage" de Deflesher
Chronique de "Once Upon The Carnage" de Deflesher

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