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Metal Universe

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Live-reports - chroniques - interviews

Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #chronique, #defeat the earth

En ce dimanche de Pâques, allons faire un tour dans les profondeurs abyssales de la scène underground française. Cette dernière, en pleine expansion, renferme bon nombre de formations extrêmes en devenir. C’est le cas de Defeat the Earth.

Formé fin 2012 dans le département de la Nièvre, Defeat the Earth est un groupe de brutal death. Comme les autres « acteurs » du genre, la musique du groupe se veut violente, intense et précise. En janvier dernier sort Beyond Creation, un premier album qui leur vaudra de nombreux concerts au côté de grands noms de la scène française comme Loudblast et Benighted. Retour sur ce premier disque.

C’est « Beyond Creation » qui ouvre cet album du même nom. Un morceau très court, d’à peine trente secondes qui s’ouvre par un gros blast beat : le ton est donné. Vient ensuite « Noctural Revenge ». Ici, point de blast en intro, mais un breakdown monstrueux qui nous donne une envie soudaine d’headbanguer en rythme ! S’ensuit « Day to Day », dont les guitares de l’intro me rappellent le riff principal de « God hates Us » d’Avenged Sevenfold.

Malgré mon goût et ma passion pour les musiques extrêmes, j’avoue que, lors de ma première écoute, j’étais un peu lassé dès le quatrième titre. En effet (et c’est un défaut majeur du style), les morceaux sont parfois trop répétitifs et se ressemblent souvent. Mais en réécoutant l’album, il ne m’a guère été difficile d’apprécier ces huit titres de violence auditive.

Car ici, le but est simple : faire du bourrin pour faire du bourrin. L’idée peut paraître abstraite et risquée mais Defeat the Earth s’en sort sans trop de difficulté en privilégiant la brutalité et la rapidité, tout en abordant des thèmes comme le conformisme, la dictature ou les problèmes de sociétés. L’exemple le plus évident est le paradoxal « Utopist ». Contrairement à son titre, ce morceau n’a rien d’utopique ; en effet, c’est plutôt anarchique, ce qui donne une touche de grindcore qui colle parfaitement à la musique du groupe.

Bien qu’étiquetée brutal death, la musique de Defeat the Earth se rapproche nettement plus d’un Carnifex ou d’un Thy Art is Murder que d’un Cannibal Corpse. Mais ces influences ne sont pas dérangeantes, bien au contraire puisqu’elles donnent une dimension plus moderne aux morceaux, à l’image des breakdowns ultra précis et techniques d’ « Utopist ». Notons également que la voix du chanteur est très proche de celle de Marc Grewe (Insidious Disease, ex Morgoth).

Le titre qui a le plus retenu mon attention reste « Sexual Headcase ». Lorsque je suis « tombé dessus » lors de ma première écoute, je me suis dis : « c’est ce morceau là que j’attendais ! ». Avec ses coups de double grosse caisse « en veux-tu en voilà » ainsi que ses breakdowns orgasmiques en contre-temps, « Sexual Headcase » est LE titre qui a fait la différence, selon moi .

En résumé, Defeat the Earth nous a concocté un premier album plutôt sympathique où la violence et la vélocité sont légions. Cependant, le groupe doit évoluer et ajouter de nouveaux ingrédients à leur compositions comme des rythmes lourds en mid tempo et des solos. Mention spéciale à l’artwork qui est juste sublime. Encore une nouvelle formation en devenir du death metal français.

8,5/10

N'oubliez pas de rejoindre le groupe sur les réseaux-sociaux !

Pour écouter quelques titres de l'album, c'est ici.

Merci à Louise de m'avoir envoyé l'album et joyeuses Pâques !

Chronique de "Beyond Creation" de Defeat the Earth
Chronique de "Beyond Creation" de Defeat the Earth

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