Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Metal Universe

Metal Universe

Live-reports - chroniques - interviews

Publié le par Nicolas Pons
Publié dans : #concert, #amon amarth

En pleine tournée Européenne, Amon Amarth s’est permis une petite halte dans nos contrées Françaises. En effet, le 18 novembre dernier, nos cinq Suédois ont investi l’Olympia avec deux invités de marques à leur côté : Carcass et Hell.

Il est vingt heures, la soirée débute avec Hell. Depuis sa reformation en 2008, en plus des membres fondateurs, le groupe compte parmi ses rangs David Bower au chant et Andy Sneap à la guitare. Pour celles et ceux qui l’ignoraient, Sneap est un producteur et ingé son britannique ayant travaillé avec Machine Head, Arch Enemy ou Exodus. Le batteur est le premier à monter sur scène et est très vite rejoint par ses comparses, tous vêtus de noir et maquillés. « Nous sommes Hell et nous sommes rosbeef ! » déclare Bowser caché sous sa couronne de piques et ses lentilles rouges.

Pendant une trentaine de minutes (seulement), les anglais défendront coute que coute leur bon vieux Heavy Metal, en interprétant notamment des morceaux de Curse & Chapter, leur dernier album, comme « The Age Of Nefarious » et « Something Wicked This Way Comes ». Que l'on soit ou non un fan de NWOBHM, on ne peut qu’adhérer à l’ambiance et l’atmosphère très « dark » véhiculées par le compo. Il est vrai que le fait de programmer un groupe de Heavy avant deux groupes de Death peut paraître étrange, mais Hell fût tout de même une très bonne mise en bouche !

Place maintenant à Carcass. Après de nombreuses années de silence, les anglais se sont enfin remis à l’écriture en proposant Surgical Steel, leur premier album studio depuis Swansong en 1996. Premièrement, du fait de son travail très prenant au seins de Arch Enemy, on constate que Michael Amott n’est malheureusement pas de la partie. Mais point d’inquiétude, Ben Ash n’a pas de mal à reprendre le flambeau du virtuose rouquin.

Bien entendu, les anglais sont très fier de leur dernier album et en jouera certains titres comme l’intro très mélodique « 1985 », « Unfit for Human Consumption », « Cadaver Pouch Conveyor System » et « Captive Bolt Pistol ». Mais ce sont bel et bien les premiers titres du combo qui sont mis en avant ce soir. Entres les « Buried Dreams », « This Mortal Coil » de Hearthwork et autres « Genital Grinder » de Reek of Putrefaction, le public ne sait plus où donner du cheveu ! En prime, les deux écrans situés de part et d’autre de la scène diffusent des images très sympathiques, notamment de phallus infectés. Ah ! ces anglais…

Maintenant, c’est l’heure de chanter tous en cœur avec sa corne de Viking à la main tout en secouant sa crinière nordique, vous l’avez compris, Amon Amarth vient d’envahir la capitale. L'année dernière, j’ai eu la chance de les voir au Hellfest, et évidemment, j’ai pris une grosse claque ! Comme en témoigne l’imposant backdrop aux couleurs du dernier album, le set est propulsé par deux nouveaux morceaux du « bon mais pas exceptionnel » ,Deceiver Of The Gods, à savoir « Father of the Wolf » et " Deceiver Of The Gods ». Inutile de vous dire que dès les premières notes émises par le combo, la foule se met directement à mosher.

La fin du set approche, et l’artwork de Surfur Rising prend place derrière les musiciens. « This is a song about future. This son is called Destroyer of the Universe ! » annonce un Johan Egg très en forme. S’ensuit l’énorme “War Of The Gods” qui fera des ravages dans la fosse. Bien entendu, outre les titres plus récents, nos cinq vikings n’oublient pas leurs classiques qui ont fait leur succès, à savoir « Death in Fire », « Free will Sacrifice », « Guardians of Asgaard » et naturellement, le magnifique « Twilight of the Thunder Gods ».

Outre la présence scénique renforcée par des décors imposants, c’est bel et bien l’ambiance qui a forgé la qualité live des Suédois. Mais si la musique du groupe reste agressive, elle diffuse une ambiance particulière et chaleureuse où tous les métalleux se rassemblent. L’exemple le plus évident est le mythique morceau « The Pursuit Of Vikings ». Comme à son habitude, Johan Hegg, chanteur imposant et charismatique, demande à l’assemblée de chanter le refrain de la chanson, peu importe « si on connait les paroles ou pas ». Nous vivons donc un moment convivial, voir même patriotique ou le public ne devient qu’une personne, chantant à la gloire de nos ancêtres du nord.

Nous Productions nous a encore gâté en nous proposant une affiche de très bonne came. Même si je ne suis pas un fan inconditionnel de Heavy, la set proposée par Hell était très agréable, aussi bien à regarder qu'à écouter, de même pour les chirurgiens de Carcass, qui nous ont concocté une belle boucherie à laquelle je suis heureux d'avoir assisté. Je rajouterais juste un tout petit bémol quant au show d'Amon Amrth. Je pense que certains morceaux manquaient à l'appel comme "Shape Shifter", "Where is your God" et "A beast I Am". Mis à part ce détail, c'était un live génialissime.

Amon Amarth + Carcass + Hell, 18/11/13, Paris
Amon Amarth + Carcass + Hell, 18/11/13, Paris
Amon Amarth + Carcass + Hell, 18/11/13, Paris
Amon Amarth + Carcass + Hell, 18/11/13, Paris
Amon Amarth + Carcass + Hell, 18/11/13, Paris
Amon Amarth + Carcass + Hell, 18/11/13, Paris
Amon Amarth + Carcass + Hell, 18/11/13, Paris
Amon Amarth + Carcass + Hell, 18/11/13, Paris

Commenter cet article